‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 241 sur 334 · Rousseau à d'Ivernois, 25 fi'vrier 170C · texte numérisé non relu

Rousseau à d'Ivernois, 25 fi'vrier 170C

V0LTA1I\K ET J.-J. ROUSSEAU * 443

n*eut pas le courage d'avouer sa trahison. Rousseau, cependant, en fut averti : « On m'écrit de Genève, mande-t-il à son ami, que vous cHes en relations avec M. de Voltaire, je suis persuadé qu'il n'en est rien; non que cela me fit aucune peine, mais parce que vous ne m'en avez rien dit'.... » 11 fallut faire l'aveu de relations, devenues rapidement fort intimes.

En effet, pendant les discussions qui s'élaient élevées entre Jean-Jacques et le pasteur de Métiers, Voltaire . publiait les Lettres sur les miracles^; et il profila de l'occasion pour se divertir aux dépens de M. de Montmollin. Le philosophe entretenait à ce moment avec du Peyrou des rapports si amicaux, qu'il lui .soumettait ses pamphlets et le chargeait de trouver un imprimeur :

(( Quoiqu*il ne s'agisse pas dans cette dix-huitième lettre de Téloquence de M. de MontmoUin, cependant comme il est question des prêtres qui sont infiniment chers à M. du Peyrou, ainsi qu*à tous les honnêtes gens, on a cru lui faire plaisir de lui adresser cette petite homélie. Si d'ailleurs M. du Peyrou a de la bonne volonté pour ces messieurs et s'il veut s'amuser à faire imprimer secrètement trois ou quatre autres exemplaires d'un ouvrage utile, s'il connaît quelque imprimeur qui

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