Tronchiu ù Rousseau, 17r)(), Slrcckeison-Uoullou
l*iniage affreuse et cruelle de toutes les calamités dout il est exempt. Autorisé plus que lui à compter et à peser les maux de la vie humaine, j*en fis Téquitable examen, et je lui prouvai que, de tous ces maux, il n*y en avait pas un dont la Providence ne fût disculpée, et qui n*eiH sa source dansTabus que l'homme a fait de ses facultés plus que dans la nature elle-même. Je le traitai dans cette lettre avec tous les égards, toute la considération, tout le ménagement, et je puis dire avec tout le respect possibles*.... »
Quelque violent que fut le désir de Jean-Jacques d'entamer la lutte, quelque conscience qu'il eût de sa valeur, il était encore un assez mince personnage, et cette première escarmouche avec un homme tel que Voltaire, en pleine possession de sa réputation et de son talent, pouvait sembler quelque peu audacieuse. Le châtelain de Ferncy ne passait pas pour aimer la contradiction, il ne passait pas davantage pour ménager ceux qui l'attaquaient; il fallait y regarder ù deux fois avant d'ouvrir les hostilités; Rousseau jugea donc prudent de s'abriter derrière l'autorité du docteur Tronchin, et de le consulter sur l'opportunité de la lettre :
(( Voici, mon respectable citoyen, une longue kyrielle à lire pour un homme aussi utilement occupé que vous, mais j'ai droit à vos bienfaits ainsi que le reste des hommes; j*ai la môme confiance en vos bons offices que le reste de l'Europe en vos ordoimaiices. Voyez donc, je vous supplie, s'il n'y a point trop d'indiscrétion dans le zèle qui m'a dicté