‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 260 sur 334 · mars · texte numérisé non relu

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2. Hume à ni.iir, 2') mars i'iiM\. liunie's Ufr nml conrupondenre.

Celte scène servira plus lard de thème à Rousseau pour accuser son bienfaiteur de l'avoir indignement trahi.

Enfin le philosophe et Thérèse arrivent à Wootton.

M. Davenport comble ses luMes des attentions les plus délicates, de prévenances excessives. Jean-Jacques est ravi. Tout lui plail, la résidence est charmante; enfin il a trouvé le repos, Tisolement, le bonheur.

Son premier mouvement est de remercier celui qui par ses soins empressés lui a procuré cet asile enchanteur.

<( Vous voyez déjà, mon cher patron, écril-il à Hume, par la date de ma leltre, que je suis arrivé au lieu de ma destination ; mais vous ne pouvez voir tous les charmes que j'y trouve; il faudrait connaître le lieu et lire dans mon cœur. Vous y devez lire au moins les sentiments qui vous regardent, et que vous avez si bien mérités. Si je vis dans cet agréable asile aussi heureux que je Tespère, une des douceurs <le ma vie sera de penser que je vous le dois. Faire un homme heureux, c'est mériter de l'être. Puissiez-vous trouver en vous-même le prix de tout ce que vous avez fait pour moil Aimez-moi pour le bien que vous m*avez fait. Je sens tout le prix de votre sincère amitié ; je la désire ardemment ; j*y veux répondre par toute la mienne, et je sens dans mon cœur de quoi vous convaincre un jour quVlle n'est pas non plus sans quelque prix'. »

Le bonheur de Rousseau est complet; il le dit luimême, il a dépouillé le vieil homme. Le passé n'est plus

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