‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 259 sur 334 · I. 1799. Original letlert ofJ.-J. Uouueau · texte numérisé non relu

I. 1799. Original letlert ofJ.-J. Uouueau

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les ôtres humains» ni*a enfin quitté et j*ai peu d*espoir de jouir de nouveau de sa société dans lavenir, bien qu'il in*ait dit qu*il ferait chaque annéo à pied, pour nie voir, la route de Londres ou d'Edimbourg.... Il était absolument décidé à se précipiter dans la solitude, en dépit de toutes mes remontrances; je prévois qu'il y sera malheureuiL comme il l'a toujours été dans toutes les situations; il y sera entièi*ement sans occupation, sans société et presque sans amusement d'aucun genre*. »

La veille du départ pour Wootlon, M. Daveiiporl raronlo qu'il a trouva par liasard une voiture de retour et que, moyennant un piix modéré, le philosophe sera transporté dans sa nouvelle résidence. C'était un moyen ingénieux de ménager sa bourse sans le froisser. Mais Rousseau se doute de la ruse; il accable Hume des . plus violents reproches, se plaint d'être traité comme un enfant et assure qu'il ne supportera pas qu'on se moque ainsi de lui. Après une scène des plus vives, il tombe dans un silence morne : tout à coup il se lève, va s'asseoir sur les genoux de Hume slu[)éfait, Tembrasse avec la plus grande chaleur et lui dit en couvrant sa figure de larmes : « Me pardonnerez-vous jamais, mon cher ami? Après toutes les preuves d'affection que j'ai reçues de vous, je vous récompense par un indigne traitement. Mais j'ai cependant un cœur digne de votre amitié. Je vous aime, je vous estime. » David, attendri, le serre vingt fois dans ses bras. « Aucun événement de ma vie ne m'a plus affecté, raconte-l-iP. »

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