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2. Manuscrits de la Société royale d'Edimbourg : Uume*i life and corre*pon(lence.
« Je croyais que mon silence, interprété par votre conscience, en disait assez; puisqu'il entre dans vos vues de ne pas Tentendre, je parlerai.
(( Je vous connais, Monsieur, et vous ne l'ignorez pas. Sans liaisons antérieures, sans querelles, sans démêlés, sans nous connaître autrement que par la réputation littéraire, vous vous empressez à m'offrir dans mes malheurs vos amis et vos soins. Touché de votre générosité, je me jette entre vos bras : vous m'amenez en Angleterre en apparence pour m'y procurer un asile, et en elTet pour m'y déshonorer; vous vous appliquez à cette noble œuvre avec un zèle digne de votre cœur, et avec un art digne de vos talents. Il n'en fallait pas tant pour réussir : vous vivez dans le grand monde et moi dans la retraite : le public aime à être trompé, et vous êtes fait pour le tromper.
« Je laisse un libre cours aux manœuvres de vos amis et aux vôtres, et je vous abandonne avec peu de regret ma réputation durant ma vie, bien sûr qu*un jour on nous rendra justice à tous deux. Quant aux bons offices en matière d'intérêt, avec lesquels vous vous masquez, je vous en remercie et vous en dispense'. »
La réponse de Hume à cet étrange faclum est celle d'un honniHe homme, outragé et indigné. C'est le cri du cœur; on ne peut méconnaître Taccent de la sincérité :
« Vous dites que je sais moi-même que j'ai élé faux envers vous. Eh bien, je dis hautement, et je le dirai au monde entier, que je sais le contraire, que je sais que mon amitié pour vous a été sans limites et infatigable, et que, quoique