Ambassadeur de Franco <i l/ondres
rilé de celle circonstance qui puisse peut-être adoucir le roi sur le compte de M. Rousseau en faisant demander la chose en votre nom par M. de ChoiseuP. »
Walpole, dès qu'il connut le départ de Rousseau, écrivit également à la ducliesse de Choiseul pour lui recommander Tinfortuné philosophe, mais son intervention fut peu goûtée :
(( Je vous envoie, ma chère enfant, la lettre de H. Walpole, i^crivait Taimable duchesse à sa vieille amie Mme duDefland, il finit par me recommander Rousseau. La compassion Tégare; c'est une surprise de son amour-propre. Que puis-je pour Rousseau ? des secours d'argent, ou ma protection pour les Petites-Maisons? Mais il est à présent hors de France et à Tabri de mes secours. Le protéger dans sa gloire m aurait paru un acte de vanité, lo protéger dans sa folie serait un acte de folie. Mais Rousseau n*est pas plus fou à présent qu'il n'élait alors, et n'était pas plus fou alors qu'il ne Test à présent. Son exhorbilanle vanité a toujours tourné sa tête. Il veut qu'on parle de lui, il veut être célèbre à quelque prix que ce soit; il aurait brûlé le temple d'Éphèse. Je ne serais pas étonnée qu'il finît par se faire prophèle, qu'il courût les villages, qu'il assemblât le peuple, qu'il fît des miracles, qu'il finît par être pendu'.... »
On était tellement habitué aux excentricités de la part de Rousseau que sa fuite d'Angleterre, dans les circonstances que Ton sait, ne causa pas autant de bruit qu'on le pourrait supposer. « L'histoire de Jean-Jacques est
1. i^' juin 1767. Edinbui-gh's Royal Society Mss. Humes life and correspondence. »