‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 66 sur 334 · Inédite. Catalogue d'autographe · texte numérisé non relu

Inédite. Catalogue d'autographe

134 VOLTAIKt: ET J.-J. ROUSSEAU

Walpole, qui pratiqua longtemps le parti philosophique, disait en 1765* :

(( Les savantSy je leur demande pardon, les philosophes soDt insupportables, superficiels, arrogants et fanatiques; ils ne fonl que prêcher, et leur doctrine avouée eslTathéisme ; vous ne pourriez croire à quel point ils se gênent peu. Ne vous étonnez donc pas si je reviens tout à fait jésuite. Voltaire lui-même ne les satisfait point. Une de leurs dévotes disait de lui : // esl bigot, c'est un déiste*. »

Le citoyen ne se trompait pas dans ses prévisions lorsqu'il supposait que les dévots lui sauraient peu de gré de son évolution et les philosophes encore moins. 11 y avait alors dans le parti philosophique des hommes de grand talent qui depuis quelque années combattaient le bon combat; unis, ils pouvaient tout espérer; désunis, ils avaient tout à redouter. Leurs ennemis, nombreux et acharnés, avaient juré leur perle

Page 1