‹ Quesnay et la PhysiocratieChapitre 16 sur 88 · INTRODUCTION. XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXI

ger, parce que l'on ne peut acheter qu'autant que l'on vend ; or, vendre à bas prix et acheter cher rompent la mesure, les ventes et les achats préjudicient l'un à l'autre. Voilà pourquoi les exportations, les importations, les prix, le commerce, les commercauts n'ont aucun marché assuré chez les nations, qui imposent leurs marchandises et leur commerce en croyant imposer les marchandises et le commerce de leurs voisins. »

Il ouvre sans hésitation le pays aux commerçants étrangers.

M. N. — « Ce privilège exclusif serait très préjudiciable à notre propre commerce. Faites abstraction des commerçants, et pensez que, pour nous procurer, dans notre commerce, le plus grand avantage possible, il faut y admettre une pleine et entière liberté de concurrence des commerçants de tous les pays, pour vendre toujours à ceux qui peuvent et veulent nous acheter le plus cher et pour acheter à ceux qui veulent et qui peuvent nous vendre au meilleur marché et qui nous feront ainsi pour entretenir leur commerce avec nous, à l'exclusion les uns des autres. » Il ajoute cette vérité que nos protectionnistes n'ont pas encore comprise : Si vous établissez des impositions, c'est vous qui les payerez.

A propos des toiles peintes qu'on prohibait pour soutenir les industries de luxe, Quesnay insiste :

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