XXVI INTRODUCTION
cide de l'emploi de l'argent en marchandises et des marchandises en argent : car l'argent et les marchandises ne sont richesse qu'à raison de leur valeur vénale. »
Quesnay montre fort bien que la monnaie ne joue qu'un rôle très secondaire dans le commerce extérieur ; et il ajoute : « Quand uu royaume est riche et florissant par le commerce, il a, par ses correspondances, des richesses dans les autres pays ; et le progrès lui tieut lieu partout d'argeut. »
Dans ses Questio?is sur le commerce, on trouve cette réflexion : « Ne serait-il pas absurde de vouloir vendre de tout aux étrangers et ne rien acheter d'eux ? »
Dans sa cinquième observation, il dit: « 11 n'y a point de royaume dont le territoire produise toutes les richesses propres à la jouissance de ses habitants : de sorte qu'il faut un commerce extérieur, par lequel une nation vend à l'étranger une partie de ses productions pour acheter de l'étranger celles dont il a besoin. »
Il fait la plus large théorie de la concurrence -et il montre que si des nations sont concurrentes, il n'en résulte pas qu'elles doivent être ennemies.
<( Cessez d'envisager le commerce entre les nations comme un état de guerre et comme un pillage sur l'ennemi : persuadez-vous qu'il ne vous est pas possible d'accroître vos richesses et vos jouissances aux dépens d'autrui par le