‹ Quesnay et la PhysiocratieChapitre 3 sur 88 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

maria à Jeanne-Catherine Dauphin , fille d'un marchand des six corps de Paris, et s'établit. Il devint bientôt chirurgien major de IHôtel-Dieu de Mantes, se fit une réputation dans la pratique des accouchements, se lia avec les seigneurs voisins, y fit la connaissance du maréchal de N'oailles, si bien que la reine, dans le séjour qu'elle fit à Maintenon, en allant à Chartres et en en revenant, après la naissance du Dauphin (1729), n'eut recours qu'a ses soins.

L'année suivante, après beaucoup de difficultés venant de la censure, il publia une étude intitulée : Observations sur les effets de la saif/née, en réponse à un livre paru, en 1727, sur le même sujet, dont l'auteur était un chirurgien de Paris, alors célèbre, M. Silva. Il souleva un grand tapage ; mais ses observations restèrent sans réponse.

Quand M. de la Peyronie fonda à Paris, en 1731, l'Académie de chirurgie, il considéra Quesnay, qu'il avait rencontré chez le maréchal de Noailles, comme le secrétaire perpétuel nécessaire pour en assurer le succès. Il lui persuada, non saus peine, de s'établir, vers 1735, à Paris, où il devint le chirurgien et l'ami du duc de Yilleroi. Celui-ci le gratifia d'une place de commissaire des guerres à Lyon, dont il avait le droit de disposer en qualité de gouverneur de cette ville. Quesnay présenta à l'Académie des sciences et belles-lettres de Lyon , le 1 5 février 1 73;>, au discours sur La théorie et l'expérience en mé-

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