‹ Quesnay et la PhysiocratieChapitre 4 sur 88 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

decine. M. de la Peyronie, le 3 août 1737, le fit revêtir d'une charge de chirurgien ordinaire du roi, en la prévôté de l'hôtel, qui lui donna le droit d'agrégation au Collège de chirurgie, et lui fit, peu après, obtenir le brevet de professeur royal des écoles, pour la partie des médicaments chirurgicaux. Je dois dire que M. Oncken a relevé quelques incertitudes et quelques contradictions entre les assertions de Grandjean de Fouchy et les constatations de YAlmanach royal ; mais elles n'altèrent pas les fait caractéristiques de la vie de Quesnay. II fut nommé secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie, dont il publia le premier volume des Mémoires en 1737. Le second volume ne parut qu'en 1743. Quesnay avait alors le titre de secrétaire vétéran.

Dans ce premier volume, Quesnay n'avait pas inséré moins de quatre mémoires sur les plaies de la tète et les opérations du trépau.

Un procès s'éleva entre la Faculté de médecine et le Collège des chirurgiens. Ce fut Quesnay qui soutint le poids de cette grande affaire, qui ne dura pas moins de sept ans. En 1748, il publia sous un pseudonyme un volume in-12 intitulé : Examen impartial des contestations des médecins et des chirurgiens, considérées par rapport à l'intérêt public. Il pose la question dans ces termes : « Le public a à défendre sa vie dans les contestations des médecins et des chirurgiens. L'intérêt public est donc réellement l'unique objet de la décision des contestations

Page 1