‹ Quesnay et la PhysiocratieChapitre 56 sur 88 · INTRODUCTION. LXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LXV

les denrées et marchandises, aux entrées, aux sorties, aux pesages, aux douanes; ou sur les navigations et charrois du commerce intérieur et extérieur; ou sur la circulation de l'argent dans les achats et ventes de toute espèce; telles sont aussi les créations de charges et d'offices, avec attribution perpétuelle ou à terme de droits et de taxes au profit de ceux qui en seraient revêtus, les privilèges du commerce exclusif, etc. » En un mot, Quesnay veut dégager la circulation des choses, des valeurs et des personnes de tout impôt : il a bien raison.

11 étudie, par des calculs, les diverses incidences des impôts et il remplace les impôts dont les répercussions ricochent les unes sur les autres par un impôt unique sur le produit net, c'est-àdire sur la rente du propriétaire.

Quesnay était logique avec son système, puisqu'il considérait que « toutes les dépenses sont payées parles richesses renaissantes que la terre seule produite. Il croyait en même temps ménager l'agriculture puisqu'il ne prélevait l'impôt que sur la part qu'il supposait revenir au propriétaire. Il estimait qu'il pouvait s'élever aux deux septièmes du revenu net ; et comme il avait estimé celui-ci dans son Tableau économique â trois milliards, il attribuait 800 millions à l'impôt. Dans deux tableaux il s'efforçait de prouver que cet impôt ne changeait rien dans la répartition entre les trois classes.

Les avances annuelles de la classe productive

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