‹ Quesnay et la PhysiocratieChapitre 6 sur 88 · INTRODUCTION. XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XI

Il signa alors du titre d'écuyer, titre qu'il avait reçu en récompense des soins qu'il avait donnés, en 1*52, au Dauphin, atteint de la petite vérole ; et il le dédia à Mme de Pompadour.

Premier médecin ordinaire du roi depuis 1752, il était, en réalité, le médecin de la marquise. Il vivait à Versailles, dans un entresol au-dessus de ses appartements. Elle semble avoir eu la plus grande confiance en lui, et il n'usa jamais de sou influence que pour rendre service.

Quesnay ne publia sa première étude économique, Fermiers, dans l'Encyclopédie, qu'en 1756. Elle fit grand tapage, ainsi que l'article Grains, qui parut l'année suivante. Il réunissait dans son entresol un groupe de disciples qui prirent le nom de physiocrates. Eu 17G8, Du Pont de Nemours fit paraître les divers mémoires de Quesnay sous ce titre : Physiocratie ou Constitution naturelle du gouvernement.

Mme de Pompadour avait dessiné ses armoiries consistant en trois feuilles de pensée avec cette devise : « PropUr cnyitalionem mentis ».

Après la mort de Louis XV, Quesnay fut forcé de prendre sa retraite et alla vivre dans les communs de Versailles, où il mourut, à l'âge de quatre-vingts ans. le 16 décembre 1774. Il aurait encore écrit trois mémoires l'année de sa mort. M. Oncken cite un volume intitulé : Polygonométrie.

Devant son buste couronné de lauriers, le marquis de Mirabeau, entouré de ses disciples,

Xll INTRODUCTIOiN.

lui paya « le juste tribut de piété filiale qu'il lui devait » en prononçant son éloge.

Quesnay était membre des Académies royales des sciences de France et d'Angleterre et ancien secrétaire perpétuel de l'Académie royale de chirurgie.

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