X INTRODUCTION
des médecins et des chirurgiens. » L'Université ■voulait refuser aux chirurgiens le droit d'enseigner, en leur opposant le droit exclusif d'enseigner qu'elle tenait des papes. Le conflit fut clos par un arrêt du conseil d'État du 4 juillet 1750, dans lequel était prescrit l'établissement, dans le Collège de Saint-Côme de Paris, d'une école pratique d'anatomie et d'opérations chirurgicales.
Préoccupé de la méthode, Quesnay l'était au plus haut point, comme le prouvent les discours qu'il présenta à l'Académie des sciences et belles-lettres de Lyon, sur la théorie et l'expérience en médecine, le 15 février 1737, et la préface, considérée par ses contemporains comme un chef-d'œuvre, dont il fait précéder le premier volume des Mémoires de V Académie de chirurgie, en 1743.
Atteint de la goutte à tel point qu'elle lui interdisait les opérations chirurgicales, il prit le titre de docteur dans l'Université de Pontà-Mousson, pendant la campagne de 1744, où il avait accompagné le duc de Villeroi.
Il publia, en 173G, un Essai physique sur, l'économie animale; un petit livre sur L'art de guérir par la saignée; en 1 740, deux traités, l'un sur La suppuration et l'autre sur La gangrène.
Le 12 mai 1751, Quesnay devenait associé libre de l'Académie des sciences.
Quesnay publia, en 1753, son ouvrage médical le plus important : Traité des fièvres continues.