AVANT-PROPOS
Audi alleraui parte m.
Les intérêts du Nouveau et de l'Ancien Monde sont tellement liés aujourd'hui, que toute question qui tend à rompre leurs relations amicales, et en même temps à arrêter les échanges commerciaux, préoccupe vivement tous les esprits. Les différends qui se sont élevés dans ces derniers temps entre l'Angleterre et les États- Unis sont heureusement terminés, à l'exception d'un seul, resté indécis jusqu'à ce jour : la question de l'Amérique centrale. Celte question, quise rattache à la neutralisation des grandes voies commerciales, et par
suite à l'avenir de l'humanité, ne peut manquer d'attirer en tous lieux une part considérable de l'attention publique. Aussi, c'est de Popin ion générale de l'Europe que Tune et l'autre des puissances engagées dans ce débat attendent en quelque sorte la sanction de leur conduite. Mais celte opinion ne peut avoir d'autorité morale elle ne peut exercer un contrôle efficace, qu'autant qu'elle sera formée avec pleine connaissance de cause et prononcée avec impartialité.
Pour mettre le public européen en mesure d'examiner équitablement cette question, qui a été le sujet «mire les deux gouvernements de maintes discussions conduites avec une habileté signalée, et de nombreuses communications éparses dans les journaux, nous avons jugé à propos de réunir en un volume le traité Clayton-Bulwer et la correspondance entière échangée entre le cabinet de Washington et celui de Londres. Mais, au lieu de reproduire textuellement les documents officiels, nous avons cru convenable de les traduire dans une langue plus généralement répandue sur le continent que la langue anglo-américaine. La traduction en a été faite sans prétention et pour ainsi dire Verbatim*
Ces documents, publiés sans autres commentaires, sont soumis à l'examen impartial de l'Europe , exempte des préventions qui peuvent fausser le jugement des États-Unis ou de la Grande-Bretagne.
CP
Paris, 15 juillet 1856.
DOCUMENTS OFFICIELS