‹ Question d'Orient depuis ses origines jusqu'aÌ€ nos joursChapitre 14 sur 131 · LA CHUTE DE L’EMPIRE GREC. VJ · texte numérisé non relu

LA CHUTE DE L’EMPIRE GREC. VJ

La première moitié du xme siècle fut en effet le temps de l’extraordinaire épopée des Mongols du Tchinguiz-khan. Témoudjine, chef de quelques tribus turques de l’Amour supérieur, réussit, à la fin du xne siècle, à grouper autour de sa bannière, de gré ou de force, en affectant de combattre pour le service des empereurs de Chine, les populations du Gobi et des bords du Hoang-ho. Puis, quand il se vit assez fort, à la tête d’une cavalerie solide, commandée par des chefs jeunes et indomptables, comme Djébé et Souboutaï, il planta à Karakoroum l’étendard des Mongols bleus, et prit le titre de Tchinguiz-khan, ou Seigneur Invincible, Autocrate. Alors ce fut du Pacifique à l’Europe centrale une merveilleuse chevauchée. La Chine du nord fut conquise, avec la Corée, avec Péking. Vers l’ouest, la porte de laDzoungarie fut franchie, par la victoire du Tchou (1207). Boukhara, Samarcande furent enlevées dans le galop d3 ces intrépides guerriers; la Caucasie fut soumise, le Caucase traversé, les tribus russes vaincues sur les. bords de la Kalka (1223). Cet empire, né tout d’un coup, terriblement grand en quelques années, semblable aux tempêtes de sable qu’nn coup de vent soulève dans le désert et jette sur les caravanes surprises, paraissait capable d’écraser musulmans et chrétiens.

La tempête tomba aussi vite qu’elle s’était formée. Le Tchinguiz-khan mourut en 1226; son empire se démembra ; son petit-fils Batou resta maître des steppes de la Russie et établit à Saraï, sur la Volga, son camp de la Horde d’or. Parmi les héritiers du conquérant, le parti chinois l’emporta sur le parti turc; Péking fut leur capitale et non plus Karakoroum, et l’effrayant fracas de la conquête mongole s’éteignit dans l’Extrême Orient.

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