‹ Question de l'alcoolChapitre 121 sur 121 · History of Civilisation in England · texte numérisé non relu

History of Civilisation in England

'■'<. Morell. View of spéculative philosophy of Europe, 184G, t. I, p. 360-361. Yves-Guyot. La démocratie individualiste, liv. II. ch. xn, p. 108, Le domaine moral et le domaine juridique.

Le célèbre professeur d'Economie politique à l'Université de Lausanne, M. Vilfredo Pareto, a publié, en 19H, un petit volume ayant pour titre : Le mythe vertuiste et la littérature immorale. 11 m'écrivit alors : — Vous devriez faire de même pour le mythe hydromane. « C'est une campagne d'ascétisme qui vise à faire régler par l'Etat les détails de notre vie et qui nous ramène à plusieurs siècles en arrière. »

J'ai exposé les conséquences morales et matérielles auxquelles ont abouti, dans les divers pays, les mesures que les anti-alcoolomanes sont parvenus à imposer; elles ont toujours eu des résultats opposés aux buts poursuivis. Leur histoire est d'une ironie implacable.

Le dernier projet de monopole, imaginé par le Gouvernement français et les grandes commissions de la Chambre des députés, la complète dignement. Si jamais il devient loi, nous en verrons l'effondrement dès qu'il sera appliqué.

iSon seulement des membres de la Ligue nationale contre l'alcoolisme, mais des membres du Parlement, des industriels disent hautement qu'ils veulent la ruine de quiconque vit, comme agriculteur, comme fabricant, comme commerçant en gros ou en détail, du commerce des boissons. Us rappellent, avec admiration, que lorsque le Gouvernement russe établit le monopole, il ne donna pas d'indemnité à ceux qu'il dépossédait. Je me méfie de ces gens qui, pour satisfaire leurs passions persécutrices, trouvent tout simple de ruiner quelques millions de leurs compatriotes. Ils représentent un danger social, car ils détruisent les notions de droit que nos pères ont eu tant de difficultés à établir ; ils veulent nous ramener en deçà des

Principes de 89 : et de ce danger social, ce sont les membres des cinquante-cinq grands groupes industriels, dont nous avons reproduit l'adresse, qui sont le plus menacés.

M. Edwin A. Pratt conclut, dans son remarquable livre The Licensed trade, en disant que la liberté et la justice sont d'une importance plus grande que la tempérance. Toutes les mesures prises contre les buveurs aboutissent à subordonner le monde à des pouvoirs arbitraires de police. Pourquoi ? pour empêcher quelques gens de trop boire : et on ne les en empêche pas. C'est le sacrifice de la majorité à la minorité : serait-il efficace qu'il serait injustifiable ; mais de plus, il est inutile.

Dans le programme que je formulai, au mois de novembre 1909. quand j'eus l'honneur de succéder à (i. de Molinari, comme rédacteur en chef du Journal de* Economistes, je disais, après avoir rappelé les principes que les économistes opposaient aux interventionnistes de tout genre :

D'où que viennent les attaques, quels qu'en soient les prétextes, chaque fois qu'une industrie est menacée, nous sommes bi pour la défendre.

La production et le commerce des boissons ne sont pas exclus de cette vérité économique :

— La liberté et la sécurité des contrats privés, tel est le grand facteur du progrès1.

1. Manifeste de la Ligue du libre échange, février 1911. La liberté Économique et le commerce des boissons. Discussion de la Société d'Économie "politique, décembre 1908.

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