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de région eussent le droit d'agir selon leur bon plaisir, au-dessus de toute loi ! »
Us ont espéré arriver à leurs fins par un acte dictatorial. Des hommes qui, se prétendent libéraux, en appellent à un Grand Général pour « la suppression totale de la consommation de l'alcool. » M. Briand avait annoncé qu'il demandait l'institution des décretslois pour leur donner cette satisfaction ! Le délire persécuteur dont sont animés ces fanatiques leur fait crier si haut : « l'alcool, voilà l'ennemi ! » qu'ils en oublient les Allemands : et cependant « la gniole » et « le Pinard » qui fournissent les calories nécessaires aux violents efforts, comptent parmi les facteurs de la victoire.
Je considère qu'au moment où ils lancent à travers le monde tant d'affirmations, dépourvues de toute valeur, et où ils exigent des pouvoirs publics des actes en contradiction avec tous les principes de liberté et de propriété, qui sont la base du droit moderne, il est utile de condenser les résultats d'études que j'ai poursuivies depuis de longues années. J'écris aussi ce petit livre pour les mêmes raisons que celles qui m'avaient fait écrire celui que j'ai publié sur la Question des sucres en 1901 \
La question des sucres était un mystère, inconnu même à nombre de fabricants qui percevaient les primes. M. Levasseur m'a raconté qu'un jour, à la Société centrale d'agriculture devenue l'Académie d'agriculture, un certain nombre des membres, demandèrent où ils pouvaient l'étudier. Après un moment d'hésitation M. Viger leur répondit :