‹ Question des espritsChapitre 100 sur 117 · LES SORCIERS ET LA RÉFORME · texte numérisé non relu

LES SORCIERS ET LA RÉFORME

Nous eroyions nous être mis en règle avec notre conscience et avec la conscience publique, en proclamant bien haut, que lon pouvait «retourner à l'Évangile et à Platon, sans retourner à Philippe IT ou même à Louis XIV (1). »

On n’a pas tenu compte de cette déclaration ; et comme l'intention qu’on nous prête, de vouloir «relever les büchers» équivaut parfaitement à nos yeux , à cet acte lui-même, nous voici complétement enveloppés dans la malédiction qui pèse depuis deux siècles sur les Boguet, les Torquemada les Bodin et les Delancre, Fia.

Peut-être eùt-il été plus juste et plus sensé, de s'informer aupaavant, des habitudes et des tendances de cet inquisiteur moderne ; de vérifier, par exemple, s'il est bien décidément partisan de la peine de mort pour les meurtriers ordinaires, si parmi tous ces magiciens du magnétisme et des tables, qu’il veut faire périr dans les flammes, il ne compterait pas quelques amis, qui certes seraient en droit de lui dire : « Veuillez donc monter le premier, car vous nous avez donné l’exemple;» mais toute cette enquête demandant beaucoup de temps, il était plus expéditif de crier haro, et d’en appeler à lindignation publique. Encore une fois, jéat !

Ce que nous tenons seulement à bien faire remarquer , c'est qu’aujourd'hui, personne n’a plus le droit de conserver sur la sorcellerie l'opinion qu'on en avait hier.

Quand nous disons personne, nous sous-entendons personne de tous les esprits raisonnables qui ne poussent pas la négation jusqu à

(4) (Esprits, conclusion).

Mal

L So er tres et) nf 5: "

tnt

mm ve —

Page 1