‹ Question des espritsChapitre 73 sur 117 · EE PA · texte numérisé non relu

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deux époux assaillis à leur tour, et quoi qu’ils fassent, par les provocations incessantes de leur meuble.

« Ils étaient là depuis deux heures, nous à dit M. Bénézet, lorsque, les mêmes coups se faisant entendre, sous la chaise où se trouvait M" L...., celle-ci trempa ses doigts dans l’eau bénite et les secoua sous sa chaisé. Sa main fut aussitôt SAISIE ET MORDUE au-dessous de la deuxième phalange du pouce, et ELLE EUT DE LA PEINE À LA RETIRER. Son mari ne comprenait pas d’abord la cause des cris qu’elle poussait : mais 1] fut bien plus surpris en voyant sur la chair rouge et enflée, l'empreinte d’une DOUBLE RANGÉE DE DENTS. »

Si nous rapporlons à nouveau cette histoire formidable, qu'on est libre d'appeler un conte, à Paris, mais qui s’est élevée, à Toulouse, à la hauteur d’une démonstration historique, c'est que la suite ne laisse pas que d’avoir été fort altérée dans la copie de M. de Gasparin.

Jusqu'ici, 1l faut en convenir, il avait, en général, trèsfidèlement cité, mais le malheur a voula que cette fois il abandonnât tout à coup la citation littérale pour un résümé de sa façon, et que son infidélité tombât précisément sur les passages génants et selon nous décisifs. On va juger de l’importance de notre remarque par la confrontation.

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