DEUXIÈME OBJECTION
Ce n’est pas ici le manque de Joi.
Origène dit que les païens chassent les démons, par le seul nom de Dieu.
Comment parmi les ecclésiastiques et les pieux laïques qui ont prié avec moi, ne s’en est-il trouvé aucun, qui eût au moins la dose de foi de ce paien?
RÉPONSE
Cette impuissance ayant été purement négative, nous répéterons toujours, avec tonte bonne philosophie, que « mille expériences né— gatives ne sauraient détruire un seul fait affirmatif. » Or ce fait affirmatif est loin d’être isolé. MM. Bautain, Chevaujon, Thévenot, Bénézet, sont là pour attester l'efficacité des objets bénits, de même que le P. Ventura a paralysé complétement la rotation d’une table, par une courte et simple prière faite dans la pièce voisine.
D'ailleurs M. l'abbé Almignana a-t-il donc été bien positivement impuissant? Sa modestie ne le trompe-t-elle pas à cet égard? Nous ne voyons pas trop, en éffet, pourquoi le renversement de ses tables devant un crucifix et devant une croix pastorale, serait pris pour un signe de satisfaction et de piété ; et nous le comprenons d'autant moins que c’est précisément par là, que finissaient toujours ces tables qui,
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chez les expérimentateurs que nous venons de nommer, avaient commencé par fuir devant les objets sacrés.
Le renversement nous paraît l'opposé du prosternement.
Nous l’engageons donc à s’éclairer davantage sur la valeur de ce signe, et surtout à ne pas s'en rapporter sur ce point, à l'esprit qui est en cause.