CINQUIÈME OBJECTION
Tirée du parler des langues étrangères.
On lit dans le rituel de Paris, au chapitre des énergumènes : «Signa.… sunt, ignoté lingua loqui.…. et occulta patefacere et vires supra ætatis
(1) S. Math. 24-23.
suæ naturam ostendere ; » les signes sont : parler dans une langue inconnue, révéler les choses secrètes, et déployer des forces surhumaines.
«Or les tables ne parlent pas, et ne comprennent pas toutes les Tangues, même connues...
« Je défie toutes les tables du monde de répondre à une question faite dans une langue, inconnue au consultant.
« Quant à la faculté assignée par le rituel aux démons, de voir le passé et de connaître l’avenir, j'ai trouvé plus d'erreurs que de vérités à ce sujet. |
«Enfin, quant aux forces hypernaturelles, elles ont toujours diminué lorsqu'on enveloppait avec de la soie, les mains des expérimenta-
teurs. »
RÉPONSE
RTS : . v gi 7 À. 2
F, PR RE 27 verre ee
Le rituel n'a jamais dit toutes les langues; il a dit wne langue inconnue, ce qui est bien différent. Quant au défi porté aux tables, de répondre à une question , faite dans une langue inconnue au consultant, 1l va nous suggérer les réflexions suivantes.
M. l'abbé ne s'aperçoit pas, que la somnambule qu’il oppose dans sa seconde partie, au naturalisme de M. de Gasparin , justifie complétement la théorie adverse. Cette somnambule, en évoquant un père Mario dont M. l'abbé n’avait jamais entendu prononcer le nom, et dont cependant l'existence très-réelle fut confirmée depuis, cette somnambule, disons-nous, prononçait tout à la fois un nfot inconnu et racontait une histoire très-exacte, dont personne ne se doutait, et c'est avec raison que M. l’abbé l'oppose à M. de Gasparin pour vaincre sa théorie de la réminiscence et de l'écho de la pensée, et qu'il la lui présente comme surnaturelle.