AVANT-PROPOS. IX
ment, les réhabilitations superstitieuses dont on nous prête l'espérance,
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mais bien l'élargissement philosophique de la science, et ces grandes justifications historiques qui en aplanissant bien des obstacles, et faisant mieux comprendre le passé, disposent le présent et l'avenir à une tolérance mutuelle, plus éclairée et plus sincère.
En attendant qu'il puisse en acquérir la preuve , on comprend que M. de Gasparin, au milieu de tous les préjugés contraires, ait vu, avec effroi, cette disposition générale des esprits en faveur de notre thèse. «M. de Mirville, dit-il, a pu s'assurer que la presse avait été loin de
se montrer sévère pour son livre. »
Bien que tout cela fût déjà fort grave au point de vue protestant, il restait un danger bien autrement sérieux encore, celui des adhésions scientifiques, et M. de Gasparin semblait le pressentir, lorsqu'il s’écriait : « Et ce qui m’effraie le plus, c'est que la science n'a pas eu l'air de le trouver mauvais, »
Encore ici, le pressentiment était juste, et tout à l'heure nous allons démontrer, que ce qui n’était alors que tolérance scientifique, est devenu chez un grand nombre de savants une fendance véritable, en attendant, que celle-ci devienne une conviction arrêtée,
Bon gré, mal gré, nous y marchons, et, sous ce linceul épais, dans lequel la majorité de ces savants essaie en vain d’ensevelir la vérité qui nous occupe, elle vit, elle marche, elle progresse , et sera proclamée tôt ou tard.
On peut s’en assurer dès aujourd’hui. Sans pouvoir nommer encore tous les apostats de grande valeur, qui se nommeront plus tard euxmèmes, et sans pouvoir compléter des confessions dont quelques-unes
ne veulent se formuler aujourd'hui que sous la forme de disposi-