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DES ERREURS DANS L’INSCRIPTION DU SEXE A L’ÉTAT CIVIL

L’union de deux personnes du même sexe n’est ellemême qu’une conséquence extrême et apparemment fort rare d’une première erreur commise au moment de la déclaration de naissance et de l’inscription sur les registres de l’état civil.

Trop souvent une négligence inexplicable est la seule cause de cette erreur, et il est regrettable de voir que, même aujourd’hui, où le service de la constatation des naissances a été reconstitué et confié exclusivement à des hommes de l’art, quelques-uns se contentent encore de la déclaration des parents ou des personnes qui gardent l’accouchée, sans vérifier et constater par eux-mêmes le sexe de l’enfant, infraction grave que je signale pour en avoir acquis les preuves par moi-même.

Mais il est des circonstances où la conformation de l’enfant nouveau-né peut prêter à l’erreur et où l’examen direct, pour peu qu’il ne soit pas très-approfondi, ne suffit pas toujours pour la faire éviter. On n’en saurait pas douter quand j’aurai dit que l’un des individus que j’ai eu à examiner en vue de faire rectifier son état civil, avait été inscrit comme appartenant au sexe féminin sur la déclaration de Velpeau lui-même qui l’avait reçu à sa naissance.

Le nom d 'hermaphrodites, sous lequel on a coutume de désigner ces individus, est le plus mal choisi qui soit et

donne de leur conformation l’idée la plus fausse. Loin gu ils possèdent à la fois les organes et les fonctions des deux sexes, ils n offrent d ordinaire (juc des organes incomplets, et le plus souvent incapables de toutes fonctions sexuelles.

Mais quel est en réalité le vice de conformation dont ils sont affliges ? C est là la première question à examiner.

11 est un principe qui domine toute l’histoire des monstruosités, et en particulier la tératologie humaine, c’est que la plupart des vices de conformation sont le résultat d’un arrêt de développement. Ce principe trouve son application presque constante dans les vices de conformation qui atteignent les organes sexuels, dans ceux notamment qui peuvent donner lieu à une erreur sur le sexe, etpar suite à une fausse déclaration à l’état civil.

En fait, dans l’immense majorité des cas, il s’agit d’individus appartenant au sexe masculin, chez lesquels les testicules atrophiés sont restés, au moins pendant les premières années, retenus à l’intérieur de l’abdomen, dont l’urèthre incomplètement fermé forme une gouttière ou un canal très-court qui s’ouvre, non à l’e.xtrémité, mais au-dessous du gland et à la racine d’un pénis offrant luimême un développement incomplet ; chez lesquels enfin les deux moitiés du scrotum vides et non réunies laissent entre elles un cul-de-sac plus ou moins profond.

Comme conséquence de ce double vice, qui consiste essentiellement dans l'hypospadias et la cryptorchidie, on note l’absence des principaux attributs extérieurs de la virilité, la barbe, le timbre de la voix, et par contre une apparence féminine qui favorise et entretient l’erreur sur le sexe réel. Mais il ne saurait au fond y avoir de doute; ce sont là des hommes mal conformés, mais des hommes.

Les vices de conformation des organes sexuels que l’on rencontre chez la femme ne sont, en général, pas de nature

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à induire en erreur sur leur sexe véritable. L’imperforation et l’absence même du vagin, la non-existence de l’utérus que l’on trouve ordinairement remplacé par une bride fibreuse ou par une membrane peu épaisse, aplatie, étendue transversalement, et se bifurquant à droite et à gauche, n’empêchent pas d’une part que la vulve, c’est-à-dire les parties externes, soit ordinairement bien conformée, et d’une autre part, que les ovaires, signe essentiel delà sexualité féminine, existent, soit dans leur position habituelle, soit déplacés, et manifestent leur présence non par la menstruation qui fait défaut, mais par des troubles périodiques, tantôt réguliers et mensuels, tantôt irréguliers, analogues aux règles ou destinés à les suppléer. Les personnes ainsi conformées sont bien réellement des femmes, et la meilleure preuve, c’est qu’on les a toujours admises comme telles et que jamais on n’a eu pour elles à poursuivre une rectification d’état civil. Il en est, je le sais, chez lesquelles le développement exagéré du clitoris peut aller jusqu’à représenter le membre viril imparfait des hommes liypospades, dont je viens de parler, et jusqu’à permettre des actes de copulation plus ou moins complète, mais c’est là un caractère isolé qui ne modifie pas l’ensemble des attributs extérieurs et intérieurs propres au sexe féminin, et qui, s’il a pu servir des instincts de débauche, ne change rien aux conditions sur lesquelles se fonde la distinction des sexes. Tel était le cas tant de fois et partout cité de la fausse hermaphrodite Marie-Madeleine Lefort (1). Tel était aussi celui du nommé Valmont dont MM. Bouillaud et Manec ont donné l’histoire, exemple unique d’une véritable femme ayant été mariée comme homme. Je reviendrai sur ce fait.

(1) Voy. Fleetwood Churchill, Traité pratique des maladies des femmes, trad. par A Wieland et J. Dubrisay. 2e édition, par A. Leblond. Paris, 1873* p. UC.

Tardieu, Identité.

M. le docteur Gallard, dans une intéressante leçon sur l’absence de l’utérus et du vagin (1), a mieux que per-

(1) T. Gallard, Leçons de clinique médicale , p. 135. Paris, 1872. Le fait qui a fait le sujet de cette leçon peut servir de type à ces cas de vices de conformation des organes génitaux de la femme qui ne touchent en lien à la question d’identité, et n’admettent aucune incertitude sur le sexe. A ce titre, je crois utile de le reproduire ici avec tous ses détails.

« Utérus deficiens. — La femme dont il s’agit était âgée de soixante ans lorsqu’elle est entrée dans mon service de l’hôpital de la Pitié, pour une cirrhose du foie à laquelle elle a succombé. Elle était de taille moyenne, forte, vigoureuse, bien constituée, et avait toujours joui d’une bonne santé jusqu’au moment où elle éprouva les premiers symptômes de la maladie qui la conduisit à l’hôpital. Elle ne présentait aucune conformation vicieuse apparente du squelette; ses seins étaient peu développés. A son entrée à la Pitié, lorsqu’elle fut interrogée sur ses antécédents, et en particulier sur l’état de sa menstruation, elle répondit qu’elle n’avait jamais été réglée. Le toucher vaginal, pratiqué immédiatement, montra que le doigt introduit dans la vulve ne pouvait pénétrer au delà de la première phalange et se trouvait arrêté immédiatement par un obstacle infranchissable. Si l’on poussait plus loin l’examen, en s’aidant du toucher rectal combiné avec la palpation abdominale, on ne trouvait en avant du rectum aucune résistance pouvant permettre de reconnaître l’utérus, même à l’état rudimentaire, ou les ovaires.

« La malade donnait les renseignements suivants relatifs à ses fonctions génitales : elle n’avait jamais eu d’hémorrhagies supplémentaires, soit du côté des reins ou des poumons, soit vers d’autres organes. A aucune époque de son existence, elle ne se souvenait d’avoir éprouvé de douleurs revenant périodiquement tous les mois et annonçant un molimen hémorrhagique.

« Cette femme s’est mariée deux fois, la première, à l’âge de dix-sept ans; mais, ni avec son premier, ni avec son second mari, non-seulement elle n’a jamais éprouvé la moindre sensation voluptueuse pendant le coït, mais toutes les tentatives faites pour accomplir cet acte lui ont été pénibles et douloureuses, quoiqu’elle s’y prêtât volontiers. Elle ne demandait ni ne désirait les rapprochements sexuels ; elle subissait les caresses de son mari avec la plus grande indifférence et dans le but seul de lui être agréable. Jamais, suivant ce dernier, elle n’a fait auprès de lui la moindre tentative provocatrice à ce sujet, car, ajoutait-il, « ce n’était pas là son fort » ; en outre, elle nous a dit elle-même n’avoir jamais eu le moindre désir érotique, même en rêve.

« Après quelques semaines de séjour à l’hôpital, cette femme succomba aux progrès de son affection hépatique ; voci les résultats fournis par son autopsie en sus des lésions du foio, sur lesquelles nous n’avons pas à nous arrêter en ce moment.

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sonne mis en lainière ce fait important, que le vice de conformation dont il s’agit ne suffit pas pour faire dénier

« Les organes génitaux externes sont bien conformés: le pubis est recouvert de poils, la vulve offre son aspect normal 5 les grandes lèvres n’ont rien de spécial ; mais les petites sont saillantes, flétries et présentent une coloration brunâtre, indice d’excitations répétées; ce qui ne concorde pas avec l’excessive indifférence qui nous a été signalée. Le clitoris est bien conformé, de dimensions normales et « bien encapuchonné ».

« Après avoir écarté les petites lèvres, on voit que le vagin n’existe pas et se trouve représenté par une dépression de 4 centimètres seulement, qui se termine en infundibulum, L’orifice externe de l’urèthre est refoulé au fond de cet infundibulum, et à sa partie supérieure, au-dessous de lui, on aperçoit une saillie représentant le tubercule antérieur du vagin.

« Il n’existe pas d’utérus, et dans la région qu’il devrait occuper, on constate la présence d’une bande fibreuse de quelques millimètres d’épaisseur, que le toucher rectal n’aurait jamais pu faire reconnaître. Cette bande est située à environ G centimètres de l’extrémité postérieure de l’infundibulum qui représente le vagin ; dans l’intervalle qui sépare ce dernier de la bande fibreuse, la paroi postérieure de la vessie est en contact immédiat avec la face antérieure du rectum, dont elle n’est séparée que par une mince couche de tissu cellulaire.

« Le cordon fibreux qui occupe la place de l’utérus est il peu près cylindrique et n’a pas plus de 3 millimètres de diamètre. En arrière, entre lui et le rectum, se trouve un cul-de-sac péritonéal ayant 4 centimètres de profondeur; en tirant sur la séreuse, on remarque à sa surface des plis qui rappellent les replis de Douglas. Cette bande fibreuse a 12 centimètres environ de longueur; elle est étendue transversalement au-dessus du détroit supérieur du bassin, en arrière de la vessie, et décrit une courbe il concavité postérieure dont les extrémités se terminent dans chaque fosse iliaque au niveau de la symphyse sacro-iliaque, par un petit tubercule arrondi, au-dessus duquel elles se bifurquent. Les branches de bifurcation sont représentées A droite et â gauche : l’une, située en dehors, par la trompe de Fallope bien conformée avec son pavillon frangé ; l’autre, par un ligament auquel est appendu l'ovaire également bien conformé et situé plus en dedans.

« A droite, la trompe a S centimètres de longueur; un mince fil métallique introduit dans son pavillon pénètre de 3 centimètres I /2 ; sur son trajet on voit quelques petits kystes du volume d’un grain de millet, qui ne diffèrent pas de ceux que l’on rencontre d’ordinaire dans cette région. Le ligament de l’ovaire a 3 centimètres de longueur, et l’ovaire lui-même 3 centimètres 1/2 dans son diamètre longitudinal. Cet organe est rugueux, couvert de petits kystes analogues il ceux de la trompe; son enveloppe est dure, épaisse ; il ne contient pas de trace de corps jaunes, mais dans son intérieur on voit des vésicules de de Graaf parfaitement reconnaissables.

3ü VICES DE CONFORMATION DES ORGANES SEXUELS.

a colles qui eu sont atteintes leur qualité de femme, surtout quand elles présentent en meme temps une vulve bien conformée et des indices propres à démontrer l’existence des ovaires.

Les faits nombreux que M. Gallard a empruntés à M. Léon Lefort (1), à M. Briquet (2), à M. le professeur Richet (3), à M. Henri Gintrac (4), à M. L. Crecchio (de Naples) (5) et à divers recueils étrangers (6), témoignent tous dans le même sens.

Mais je ferai remarquer encore une fois que ce n’est pas à des individus de celte espèce que s’appliquent les considérations que j’ai fait valoir précédemment sur les erreurs que peuvent entraîner les vices de conformation des organes sexuels dans la constitution de l’état civil, et par suite dans les conditions de la vie sociale. En particulier, pour le cas de demande en nullité de mariage qui fait l’objet de la discussion à laquelle je me suis livré au début

« A gauche, la trompe a 8 centimètres de longueur ; elle est perméable dans une étendue de 3 centimètres 1 /2. Le ligament de l’ovaire a 28 millimètres et l’ovaire 25 millimètres dans son plus grand diamètre. Ce dernier est un peu incliné en dedans et plus éloigne du rein que celui du côté opposé. Sur le trajet de la trompe et sur l’ovaire, on ne trouve pas les petits kystes observés à droite sur ces organes. A la coupe, l’ovaire gauche présente absolument le même aspect que le droit.

« De chaque côté, en arrière de l’ovaire et de la trompe, on trouve un infundibulum péritonéal dans lequel on peut introduire le doigt; cet infundibulum existe plus marqué à gauche qu’à droite. En examinant attentivement les ovaires, on remarque des adhérences péritonéales qui fixent ces organes principalement à droite, où des brides fibreuses s’étendent de la partie supérieure de l’ovaire jusqu’au point qui correspond assez exactement à l’extrémité inférieure du rein du môme côté. »

(1) Lefort, Des vices de conformation de l’utérus et du vagin et des moyens d’y remédier. Paris, 18G3.

(2) Briquet, Bulletin de la Société anatomique , 1854.

(3) Richet, Leçon de clinique chirurgicale ( Union médicale ).

(4) Gintrac, Gazette médicale, 18G1.

(5) Crecchio, Morgagni, 18G5, et Ann. d’Hyg. pull, et de médecine légale,

(6) Lancet. 1840.

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de ce mémoire, je ne puis en aucune façon et à aucun point de vue admettre l’assimilation qu’en fait M. Gallard avec le cas d’absence du vagin etde l’utérus, qu’il a observé, non plus qu’avec ceux qu’il rapporte.

Jusqu’à présent je n’ai parlé que des vices de conformation qui consistent, soit dans un arrêt de développement, soit dans une exagération de volume de l’ensemble ou de quelques-unes des parties externes de la génération, dans l’un ou l’autre sexe. Faut-il aller plus loin et devons-nous nous occuper ici des cas dans lesquels les attributs des deux sexes se trouveraient réunis sur un seul et même individu ? La question est plus scientifique que pratique et intéresse la physiologie générale plus que la médecine légale. Je me contenterai de rappeler que les données les plus positives de la science moderne ont établi, comme les deux lois fondamentales du développement de l’appareil sexuel dans les vertébrés supérieurs, et par conséquent dans l’espèce humaine en premier lieu, la complète analogie des organes mâles et des organes femelles, qui, dans les premiers temps de leur formation, ne sont pas possibles à distinguer et qui même plus tard se répondent dans toutes leurs parties; et en second lieu, la complète indépendance des organes essentiels, glande formatrice de l’ovule chez la femme, glande formatrice de la semence chez l’homme et des organes accessoires, canaux excréteurs, trompes, utérus, vagin pour le sexe féminin, canaux séminifères, urèthre et ses annexes pour le masculin. D’où résultent, d’une part, la possibilité d’une évolution incomplète qui maintiendra certaines parties à leur état primitif pendant que les autres se développeront normalement, et d’autre part, la confusion des caractères du sexe qui resterait féminin par un côté et masculin par l’autre.

L’un des exemples les plus anciens et en même temps les mieux étudiés qui existent dans la science est celui d’un

homme d’abord inscrit à l’état civil sous le nom et avec la désignation féminine d’Angélique Courtois (1).

Pour terminer sur ce point et ne rien omettre, j’ajouterai qu’il n’existe pas un seul fait authentique dans lequel on ait constaté, par un examen anatomique et histologique complet, la coexistence de tous les organes à la fois essentiels et accessoires du double sexe masculin et féminin.

Une observation du docteur Ileppner (de Saint-Pétersbourg) (2) ferait seule exception : l’auteur la donne en effet comme un exemple de la présence simultanée des glandes sexuelles mâles et femelles. Ce n’est pas ici le lieu et ce n’est pas à moi qu’il appartiendrait de discuter ce cas à tous égards fort curieux. Je me permettrai seulement de faire remarquer qu’il s’agit d’un enfant âgé de sept semaines seulement, dont les organes avaient été conservés dans l’alcool pendant plusieurs années avant l’examen auquel les soumit le docteur Ileppner, et que les caractères microscopiques sur lesquels il s’appuie pour établir la distinction de l’ovaire et des testicules sont si peu tranchés sur un individu de cet âge, qu’il est souvent fort difficile de différencier les cellules ovariennes des granules qui remplissent les enveloppes delà glande qui deviendra plus tard le testicule.

Je n’ai pas besoin d’insister sur un dernier point qui me paraît devoir être absolument écarté; je veux parler de l’opinion qui admettrait des cires absolument neutres, c’est-à-dire n’ayant aucun attribut sexuel. Je crois, en effet, qu’il n’y a là qu’un abus de mots.

M. le professeur Courty, dans la consultation médicolégale (3) si fortement motivée qu’il a donnée à l’appui

(1) Voyez plus loin, page 51.

(2) Ileppner, Sur V hermaphrodisme vrai dans l’espèce humaine, trad. par le docteur Doumic ( Gazette médicale de Paris, 1872, p. 290).

(3) A. Courty, Consultation médico-légale à l’appui d’une demande en nullité de mariage ( Montpellier médical, 1872, t. XXVIII, p. 473).

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de la demande en nullité de mariage, dont j'ai parlé au commencement de ce travail et dans laquelle j’étais moi-même intervenu, n'a admis cette neutralité sexuelle qu'en ce sens que les organes essentiels constitutifs du sexe pourraient être restés à l’état rudimentaire. Mais ils n’en existent pas moins, et dans tous les cas où l’on a pu les rechercher par l'examen anatomique des parties, on les a trouvés plus ou moins imparfaitement développés, mais témoignant toujours de la réalité du sexe auquel devait êlre rattaché l’individu mal conformé dont il s'agissait. C'est là le seul point d'ailleurs très-secondaire sur lequel M. Courty se soit éloigné, en ce qui touche la personne contre laquelle était intentée la demande en nullité de mariage, de l’opinion que j'avais soutenue.

Mais j'ai hâte de revenir à la question médico-légale d'identité que soulève la malformation des organes sexuels. On a vu qu'elle était en réalité beaucoup plus simple que la question anatomo-physiologique de l'hermaphrodisme, avec laquelle on a jusqu'ici eu le tort de la confondre. On a vu aussi, j'espère du moins l'avoir démontré, qu'elle comprenait, je ne crains pas de le dire, presque exclusivement des cas de conformation vicieuse du sexe masculin dans lesquels, par suite d'un arrêt de développement, des individus pourvus de l'attribut essentiel de la virilité, c'est-à-dire des glandes séminales, présentaient dans la disposition des parties génitales externes, et aussi dans l'ensemble de la physionomie et de la constitution générale, certaines apparences féminines plus ou moins accusées.

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