‹ Question universitaire de Montréal (volume 2)Chapitre 27 sur 47 · L. COLIN, Supérieur · texte numérisé non relu

L. COLIN, Supérieur

Montréal, 4 janvier 1892.

M. l'abbé J. B. Promis, Vice-Recteur U. L. M.,

Rome.

Monsieur le Curé,

Voilà une année qui commence dans des circonstances bien différentes pour moi, si je la compare à la précédente. A pareil jour j'étais à Chartres, sur le point de reprendre le chemin du Canada, après avoir réussi à renverser les projets de ceux qui venaient sur mon terrain, sans y avoir été provoqués... C'est vous qui êtes à Rome maintenant pour donner une nouvelle vie à l'oeuvre si éminemment catholique de l'Université. M. Bruchési est trop malade pour vous écrire. La grippe l'a jeté sur son lit, et je crains qu'une bronchite n'en soit la suite. M. Ethier vous en a peut-être écrit quelque chose, quoique lui-même soit aussi malade.

Les anciens médecins de Laval ont profité d'un moment où les Docteurs d'Orsonnens, Paquet et Brunelle étaient malades, les Docteurs Desjardins, Durocher, Rottot et Chartrand absents, pour tenter de transporter tous les élèves à la Place Jacques-Cartier. Ils avaient réussi dans une première assemblée; mais le Docteur Durocher ayant convoqué une autre assemblée, le projet a été renversé. Le Docteur Dagenais était absent. On a pu leur faire comprendre que les Evêques devaient être consultés avant de procéder. Les élèves, en grand nombre, s'opposaient à ce projet. On avait prétendu qu'il y avait une requête de la part des élèves demandant cette translation.,. (1)

Nous attendons avec hâte les nouvelles de la fin du mois. J'espère toujours qu'elles seront favorables. Présentez mes respects à Mgr Racine et croyez-moi

Votre tout dévoué serviteur,

f EDOUARD CHS, Archev. de Montréal.

(1) Cette nouvelle difficulté démontre, entre autres choses, combien il importe de construire de suite, à Montréal, des

Page 1