A SA GRANDEUR MGR EDOUARD CHARLES FABRE
ABCHEVÊQUE DE MONTREAL
I. — La mission à Rome de l'abbé J. B. Proulx, Vice-Recteur de l'Université Laval à Montréal, comprenait quatre points principaux : 1° exposer au Saint-Siège les détails d'une entente provisoire déjà signée, et consulter sur un projet d'Union définitive actuellement à l'étude entre les deux Ecoles de Médecine ; 2° lui demander de remettre à l'Episcopat de la province de Montréal le soin de voir aux meilleurs moyens d'amener cette union ; 3° lui soumettre le besoin absolu que la Succursale a de revenus extérieurs ; 4° lui faire connaître exactement la situation.
II. — Pour remplir ce quadruple objet de sa mission, le Vice-Recteur, outre sa correspondance avec les dépositaires de l'Autorité romaine et de nombreuses visites chez d'éminents personnages, a
soumis à l'Eminentissime Préfet de la Sacrée Congrégation de la Propagande, au nombre de de quatre, des mémoires: 1° sur l'Union; 2° sur l'influence épiscopale ; 3° sur les ressources à créer pour la Succursale ; 4° sur les comptes du Séminaire de Québec ; et, de plus, 5° une collection de documents, avec notes explicatives.
III. —Les réponses aux diverses demandes du Vice- Recteur sont on ne peut plus satisfaisantes.
IV. —Au "Mémoire sur l'Union entre la Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal et l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal", il fut répondu que le projet d'union définitive était agréable au Saint-Siège, et que l'Episcopat de la province de Montréal était chargé de veiller à l'arrangement entre les deux Ecoles de Médecine.
V. —Au "Mémoire sur la nécessité de l'influence épiscopale dans le règlement de nos difficultés Universitaires à Montréal", il fut répondu qu'on remettait à l'autorité de l'Archevêque et des Evêques de la province de Montréal le soin d'aviser aux meilleurs moyens d'amener l'union des deux Ecoles.
VI. —Au "Mémoire sur les ressources à créer pour la Succursale de l'Université Laval à Montréal", il fut répondu que l'Archevêque de Montréal pouvait retenir, pour les fins de la Succursale, cinq sous sur chacun des honoraires de messe envoyés hors du pays.
VII. — La "Collection de documents sur certaines questions Universitaires à Montréal", ne demandait pas de réponse, étant un simple exposé de pièces justificatives dans le but de faire connaître exactement la situation.
VIII. — Quant au "Mémoire sur les comptes du Séminaire de Québec contre la Succursale de l'Université Laval à Montréal", bien qu'il n'ait pas encore été possible de lui donner une réponse définitive, le Vice-Recteur a fort bien compris qu'il n'a pas à payer actuellement ce qu'on réclame de la Succursale, qu'il ne paiera pas sans qu'on lui présente des comptes compréhensibles, et que probablenent l'Université à Montréal ne sera jamais appelée à payer cette dette envers le Séminaire de Québec.
IX. — Les résultats de ses démarches ont rempli les meilleures espérances du Vice- Recteur, qui s'en retourne au Canada, satisfait de la manière dont on a daigné écouter ses demandes et recevoir ses explications.
X. — Pour faire connaître toute sa pensée, le Vice- Recteur annexe à ce rapport la correspondance que, pendant son séjour à Rome, il a entretenu, sur la question Universitaire, avec plusieurs personnages de distinction.