DOCUMENT N° XXV
Montréal, 16 septembre 1889.
Monsieur le Vice-Recteur,
J'ai l'honneur d'accuser la réception de votre lettre du 13 courant, dans laquelle vous invitez l'Ecole de Médecine à " poser officiellement la question d'autonomie en termes clairs et précis." L'Ecole, invitée par la Faculté Médicale à Montréal à traiter avec elle au sujet de l'union des deux Corps enseignants, nomma un comité de trois de ses membres pour rencontrer un pareil nombre de Messieurs de Laval. Les deux comités se sont rencontrés le cinq août dernier, et le Comité de l'Ecole posa les conditions suivantes : que l'Union soit faite (a) sur le même pied que celle de l'Ecole avec Victoria, ou (b) semblable à celle du Grand Séminaire de Théologie de Montréal avec Laval, ou (c) dans le même genre que celle du Collège Ste-Marie de Montréal avec Laval.
Le six du même mois, le secrétaire pro tempore de l'Ecole et un des membres de son Comité en même temps, présentèrent à l'Ecole un "plan d'union" entre les deux Corps enseignants écrit sous la dictée de Monsieur l'abbé Colin, Supérieur du Séminaire de St-Sulpice de Montréal, agissant comme votre représentant, dans lequel le premier article se lit comme suit: "L'Ecole de Médecine conserve sa charte avec ses privilèges. "
Trois de nos membres étaient alors en Europe, et l'Ecole, en les mettant au courant de la question, leur communiquait ce plan d'union comme étant la base de cette entente.
Si, alors, l'Ecole conserve sa Charte avec ses privilèges, elle doit nécessairement conserver son nom.
J'ai l'honneur de me souscrire, Monsieur le Vice- Eecteur,
Votre dévoué serviteur,
W. H. HINGSTON,
Président de l'Ecole de Médecine.