‹ Question universitaire de Montréal (volume 3)Chapitre 4 sur 147 · DOCUMENT N° II · texte numérisé non relu

DOCUMENT N° II

St-Lin des Laurentides, 31 juillet 1889.

Mgr B. Paquet, Recteur de l'Université Laval.

Monsieur le Recteur,

J'ai reçu, hier soir, la nouvelle de ma nomination comme Vice-Recteur de l'Université Laval à Montréal. C'est pour moi un fardeau qui m'effraie ; d'un autre côté, c'est une marque de confiance et un honneur dont je dois remercier tous ceux qui y ont contribué. Je suis très sensible aux bonnes paroles que vous me dites. J'irai bientôt à Québec, et, nécessairement, j'aurai à vous parler de maintes choses qu'il serait trop long d'énumérer dans cette lettre. Croyez à ma bonne volonté ; je serais trop heureux si mes faibles efforts pouvaient contribuer au bon fonctionnement à Montréal de notre Université Canadienne, belle, grande, large et une.

Je demeure avec une haute considération, Monsieur le Recteur, votre très dévoué serviteur.

J. B. PROULX, Prêtre,

Vice- Recteur.

N. B. — Je ne cacherai pas que, dès ma première parole officielle avec M. le Recteur de l'Université Laval, je voulus lui faire comprendre quelles étaient les deux idées qui inspireraient ma conduite comme Vice-Recteur à Montréal, par ces deux mots : large et une.

De plus, ne me sentant aucune disposition à accepter une charge aussi pénible, aussi peu enviable dans les circonstances, seulement pour continuer un état de choses plus ou moins précaire, plus ou moins florissant, je voulus auparavant m'assurer s'il s'agissait d'appliquer, dans toute son étendue, dans toutes ses conséquences, la Constitution Jam dudum, comme on peut le voir parle document suivant

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