‹ Question universitaire de Montréal (volume 3)Chapitre 45 sur 147 · DOCUMENT N° XL · texte numérisé non relu

DOCUMENT N° XL

Québec, 25 septembre 1889.

En réponse à votre lettre de ce jour au sujet des affaires de l'Université Laval, c'est-à-dire, pour ce qui regarde Vabsorption de V Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal par Laval, j'ai l'honneur de vous dire que vous m'avez parfaitement compris. Je considère cette affaire comme très grave, et je suis d'avis qu'elle

ne pourra pas être réglée pour le 2 octobre, jour de l'ouverture des classes des Facultés.

Comptez que le Conseil Universitaire, sans manquer toutefois aux règles de la prudence, apportera toute la diligence possible pour la régler promptement.

J'ai l'honneur d'être, Monsieur le Vice-Recteur,

Votre tout dévoué serviteur,

BENJ. PAQUET, Recteur.

N. B.—Le 25 et le 26 septembre 1889, Monseigneur l'Evêque de Sherbrooke se trouvant à Québec, je lui exposai, comme à un homme de bon conseil, plein de confiance dans sa longue expérience, l'embarras dans lequel nous nous trouvions à Montréal. A la fin, il me dit : u Pourquoi n'ouvrez-vous pas les cours avec les deux Ecoles réunies, quitte ensuite à vous en rapporter à ce que Rome aura décidé ? — Je le ferais volontiers, mais, je le comprends, c'est un moyen extrême, pénible ; Monseigneur Paquet n'y consentira jamais. — Pas du tout. Il vient de me dire que vous pouviez ouvrir, au jour fixé. — Oui, ouvrir avec Laval seulement, mais pas avec l'Union. — Avec l'Union ; et il m'a affirmé qu'il vous l'avait dit. — Monseigneur, il doit y avoir

un malentendu quelque part." Après huit mois, je cite, non les mots peut-être, mais certainement le sens de notre conversation.

Monseigneur Racine partait pour Sherbrooke. Je me rendis immédiatement chez Monseigneur Paquet; et, après explications minutieuses et précises, de la chambre même de Monsieur le Recteur de l'Université, j'écrivis et j'envoyai la lettre suivante.

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