‹ Question universitaire de Montréal (volume 4)Chapitre 44 sur 65 · LXXXV · texte numérisé non relu

LXXXV

Ste-Anne de Blinville, 16 juin 1891.

Révd J. B. Proulx,

Vice-Recteur U. L. à Montréal.

Monsieur le Vice-Becteur,

J'ai reçu votre lettre du 12 juin dernier, au sujet des réclamations de MM. les professeurs de la Faculté de médecine (Laval), lesquels déclarent hautement qu'ils entendent bien être payés de leurs arrérages.

Je ne vous cache pas le sentiment pénible, que j'éprouve de cette démarche qui augmente les difficultés qu'il faut surmonter. Si encore MM. les professeurs avaient exprimé leur intention de ne pas presser le payement de ces $26,000 piastres, mais d'établir seulement qu'ils ont fait des sacrifices qui méritent considération, passe encore, mais il n'en est rien.

Mais avant de régler cette question, il faut régler les réclamations de l'Ecole de Médecine (Victoria) d'après le mode que vous avez proposé.

Au milieu de toutes ces difficultés, gardez toujours votre calme et votre esprit de conciliation : vous serez victorieux.

Avec l'assurance de mon sincère attachement,

f ANTOINE, Ev. de Sherbrooke.

Montréal, 27 juin 1891.

M. le Dr J. P. Eotïot,

Doyen de la faculté de médecine.

Monsieur le Doyen,

Je pars ce soir pour Québec, où je me propose d'assister à l'assemblée des représentants de tous les collèges affiliés. De là, je me rendrai à Chicoutimi et à Riniouski, en sorte que je ne pourrai guère revenir avant une quinzaine de jours.

Mercredi prochain est le premier de juillet, jour où l'union des deux écoles de médecine prendra force légalement. Permettez-moi de souhaiter, par avance, au nouveau corps et à chacun de ses membres succès et prospérité.

Je n'ai aucun doute que la position légale qui va être faite, le 1er juillet, indistinctement à tous les membres, anciens et nouveaux, de l'école de médecine et de chirurgie de Montréal, faculté médicale de l'Université Laval, ne facilite grandement le règlement des quelques questions qui pourraient encore rester en suspens.

Pour ma part, je le répète, je suis prêt à apporter mon concours le plus dévoué, et le plus efficace possible, à tout ce qui pourra fortifier le nouveau corps, étant bien décidé à ne donner la main à rien de ce qui pourrait l'affaiblir. L'institution doit grandir, avancer, et non pas reculer.

Je sais, monsieur le doyen, que nous abondons tous deux dans le même sens, et j'espère que l'étude de la situation réunira tout le monde dans une

même idée, pour la prospérité de l'institution, l'honneur des professeurs et le bien des élèves.

Croyez que je demeure avec une haute considération.

Monsieur le doyen,

Votre très humble et très dévoué serviteur, J. B. PEOULX, Ptre,

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