V. R. TJ. L. M
Montréal, 5 mai 1891.
Révd L. D. A. Maréchal,
Vicaire- Gêner al.
Monsieur le Grand Vicaire,
Je vous envoie, connue au président du comité pour les affaires courantes de l'Université, " les
réclamations des professeurs de la faculté de médecine pour les arrérages de salaire de 79 à 84."
Quelle est la valeur de ces réclamations ? allonsnous les étudier seuls ? devons- nous les référer au comité général % etc, etc. Autant de questions qui nous incombent de régler sous peu.
En attendant le plaisir de vous voir, je demeure avec une haute considération,
Votre tout dévoué serviteur,
J. B. PROULX, Ptre.
Montréal, 11 mai 1891.
Le Très Révérend L. D. A. Maréchal, V. G.
Archevêché de Montréal.
Monsieur le Grand Vicaire,
Avant d'aller plus loin dans le règlement des réclamations que nous ont présentées les professeurs de la Faculté de médecine de l'Université Laval à Montréal, vous désirez avoir mon opinion personnelle sur la valeur de ces réclamations et sur la marche qu'il conviendrait de suivre dans le dit règlement.
La voici ;
Que ces Messieurs aient fait des sacrifices, comme bien d'autres du reste, pour l'établissement de la Faculté de médecine, il n'y a pas de doute sur ce sujet, et à ce titre, dans le règlement des détails de l'union, ils méritent certainement une légitime considération.
Qu'ils aient un droit strict individuellement aux
sommes rondes qu'ils réclament, je ne suis pas prêt à l'admettre de suite.
Qu'il soit sage d'éparpiller dans des intérêts privés le petit avoir que pourrait posséder l'Université plutôt que de s'en servir pour constituer un fonds à l'usage et au profit de la Faculté, je ne le crois pas.
J'aime à supposer que l'intention de ces Messieurs n'est pas de presser un paiement individuel de ces $26,815.00, mais seulement d'établir qu'ils ont fait des sacrifices, et par là de se rendre et de nous rendre forts, si jamais il devenait nécessaire d'exiger pour eux des égards bien mérités.
Dans tous les cas, je suis d'avis qu'il serait infiniment mieux, pour étudier et déterminer les détails de cette question, d'attendre que les réclamations des anciens membres de l'Ecole de médecine soient définitivement réglées. La Faculté de médecine a soumis " qu'elle désirait être mise sur le même pied que l'Ecole de médecine et de chirurgie." Alors, avant de procéder, il conviendrait de connaître exactement sur quel pied se mettra en définitive l'Ecole de médecine.
Si, dans ce temps-là, les professeurs de la faculté de médecine ne trouvaient pas acceptables les propositions que nous avons à leur faire, nous aurons recours à ce que j'ai proposé à leurs délégués, et ce que les dits délégués ont acceptés, savoir : u de remettre ce soin à trois arbitres."
Espérant en toute patience que cette question
finira par se régler comme bien d'autres, je demeure
avec une très haute considération,
Monsieur le Grand Vicaire,
Votre très dévoué serviteur,
OTJLX, P V. R. U. L. M.
J. B. PROULX, Ptre,
Montréal, 12 juin 1891.
M. le Dr J. Bottot,
Doyen de la Faculté de médecine.
Monsieur le Doyen,
Je me fais un plaisir de vous envoyer la copie de deux lettres, à propos des réclamations des professeurs de la Faculté de médecine, à M. le Grand- Vicaire Maréchal, président du comité pour les affaires courantes de l'Université.
Elles se trouvent à résumer, en réalité, les longues explications verbales que j'ai eu l'honneur de donner hier aux questions que m'ont posées les professeurs de la Faculté, et elles pourront au besoin servir comme de réponse officielle.
J'espère que les meilleurs conseils prévaudront et que tout tournera au profit de la grande œuvre au développement de laquelle nous travaillons au milieu de tant de difficultés. Si tous avaient votre calme et votre esprit de conciliation, cette espérance deviendrait une certitude.
En même temps, je vous envoie la copie d'une lettre que je viens de recevoir ce matin même de M. le Dr Hiugston, afin que vous en donniez connaissance à vos collègues de la manière que vous le jugerez à propos.
En réalité, n'appartient-il pas au secrétaire de l'Ecole de donner avis officiellement aux intéressés, tant de l'Ecole que de la Faculté de médecine, des résolutions et déterminations auxquelles se sont arrêtés les membres cédants de l'Ecole, afin de les
mettre eux-mêmes en position d'agir, selon les dispositions du bill.
Croyez que je demeure avec une haute considération,
Monsieur le Doyen,
Votre très dévoué serviteur,
J. B. PBOULX, Ptre.
St-Denis, 15 juin 1891.
Monsieur le chanoine Proulx, Vice-Recteur U. L. M.
Mon cher Monsieur,
Je reçois à l'instant la vôtre du 12 courant, avec tous les documents qui l'accompagnaient. La réclamation des professeurs de la Faculté de Médecine de Laval forme un montant considérable, et vous avez fort peu de ressources pour la rencontrer. Il est à espérer que ces messieurs, x>renant en considération que l'œuvre commence, œuvre à laquelle ils se sont vivement intéressés, et qu'elle est loin d'être fondée, se contenteront
Quoiqu'il en soit, j'approuve la manière dont vous avez procédé en cette délicate affaire, et je fais des vœux bien ardents pour que ce nouvel incident n'entrave en rien la marche de notre grande œuvre.
Veuillez me croire, comme toujours, votre bien dévoué en N. S.
f L. Z., Ev. de St-Hyacinthe.