‹ Question universitaire de Montréal (volume 4)Chapitre 51 sur 65 · Y. E. IL L. M · texte numérisé non relu

Y. E. IL L. M

Montréal, 27 juin 1891.

Monsieur le Dr W. H. Hingston,

Président de VEcole de M. et de (7. de Montréal.

Monsieur le président,

Je pars ce soir pour Québec, où je me propose d'assister à l'assemblée de tous les représentants des collèges affiliés. De là, je me rendrai à Chicoutimi et à Rimouski. En sorte que je ne pourrai guère revenir avant une quinzaine de jours.

Mercredi prochain est le premier de juillet, jour où l'union des deux écoles de médecine prendra force légalement. Permettez-moi de souhaiter, par avance, au nouveau corps et à chacun de ses membres succès et prospérité.

Je n'ai aucun doute que la position légale qui va être faite le premier de juillet indistinctement à tous les membres, anciens et nouveaux, de l'école de médecine et de chirurgie de Montréal, faculté médicale de l'Université Laval à Montréal, ne facilite grandement le règlement des quelques questions qui pourraient encore rester en suspens.

Pour ma part, je le répète, je suis prêt à apporter mon concours le plus dévoué, et le plus efficace possible, à tout ce qui pourra fortifier le nouveau corps, étant bien décidé à ne donner la main à rien de ce qui pourrait l'affaiblir. L'institution doit grandir, avancer, et non pas reculer.

Je sais, monsieur le président, que nous abondons tous deux dans le même sens, et j'espère que Têtu de de la situation réunira tout le monde dans une même

idée pour la prospérité de l'institution, l'honneur des professeurs et le bien des élèves.

Croyez que je demeure avec une haute considération,

Monsieur le président, Votre très humble et très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, Ptre,

Quoique ma lettre à Mgr Paquet en date du 3 février, la réponse de Mgr Paquet et mes remarques à Mgr l'Archevêque de Montréal (N° CXI, OXII, CXIII), aient déjà été citées plus haut, je les répète ici, pour donner plus de

clarté à ma réponse à la lettre de M. l'abbé Laflamme. Sous un numéro séparé (N° CXI Y), j'ajoute le Post-scriptum qui accompagnait ces documents.

Québec, 15 juin 1891.

Révérend J. B. Proulx,

Cher Monsieur,

Nous sommes actuellement à préparer notre annuaire pour l'année 1891-92, et nous voudrions le publier au commencement de juillet. Malheureusement, nous nous trouvons en présence d'une diffi-

culte sérieuse dès le commencement, à propos du Doyen et du Secrétaire de l'ancienne Faculté de Médecine à Montréal. Advenant le premier juillet, l'ancienne faculté disparaît pour nous, et ses officiers avec.

Nous n'avons plus le droit légal de nommer sou doyen. Voilà du moins comme je comprends les choses.

Dans ce cas il m'est venu à l'idée que nous devons tout simplement enlever le nom du doyen de Montréal, ainsi que celui du Secrétaire, et laisser ensuite la liste des professeurs, telle qu'elle est dans

l'annuaire de la présente année.

Je serais très heureux d'avoir votre opinion làdessus. Il me semble très clair que nous ne pouvons plus nommer d'officier dans une faculté, où nous n'avons plus absolument rien à voir et qui a une organisation complètement indépendante du Conseil Universitaire.

Agréez l'expression de ma haute considération et de mon parfait dévoûment.

J. C K. LAFLAMME

Sec. IL Laval.

ex

Montréal, 16 juin 1891.

Le Eévérend J. C. K. Laflamme,

Secrétaire de l'Université Laval.

Monsieur le Secrétaire,

J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre

en date du 15 courant, à propos du doyen et du secrétaire de la Faculté médicale de l'Université Laval à Montréal. Je vous remercie beaucoup de la marque de déférence que vous voulez bien me donner en cette circonstance, et je ne puis cacher que cette démarche ne me paraisse témoigner d'une grande bonne volonté.

C'est pourquoi je regrette de me trouver dans l 'incessibilité d'émettre une opinion sur ce sujet. Car, cette opinion dépend, pour moi, comme vous pourrez le voir du reste vous-même, d'une réponse que j'ai demandée à Mgr le Recteur de l'Université dans une lettre en date du 3 février 1891 (No CXI), réponse que Mgr le Recteur a refusée catégoriquement de me donner (No CXII).

Avec l'expression renouvelée de mon remerciement, veuillez accepter l'assurance de la haute considération avec laquelle je demeure,

Monsieur le Secrétaire, Votre tout dévoué serviteur,

J. B. PROULX, Ptre,

Montréal, 3 février 1891.

A Mgr Paquet,

Recteur de V Université Laval.

J'ai étudié avec soin la réponse élaborée que vous m'avez écrite le 21 du dernier mois, et j'en suis arrivé à la conclusion suivante :

MM. les Drs Durocher, Brunelle et Poitevin en supposant qu'ils restent membres de l'Ecole de médecine et de chirurgie de Montréal, au 1er juillet prochain pourraient tout au plus être professeurs à la Faculté médicale de l'Université Laval à Montréal, mais ne seraient aucunement professeurs de l'Université Laval.

Permettez-moi maintenant de vous demander : 1° Y a-t-il, en pratique, une différence entre ces deux titres ? 2° Si oui, quelle est cette différence î

Excusez-moi si je reviens à la charge. Je voudrais qu'il n'y eût aucun malentendu entre les professeurs et moi, non plus qu'entre moi et l'Université.

Je demeure avec une haute considération,

Monsieur le Recteur,

Votre très humble et très dévoué serviteur,

J. B. PROULX, Ptre.

Québec, 7 février 1891.

Révérend J. B. Proulx,

Vice-Recteur V. L. M.

Monsieur le Vice-Recteur,

Dans votre honorée lettre du 3 février, en réponse à ma communication du 21 janvier, vous me dites que vous avez étudié avec soin ma réponse et que vous êtes arrivé à la conclusion suivante :

" MM. les Drs. Durocher, Brunelle et Poitevin, u en supposant qu'ils restent membres de l'École

" de Médecine et de Chirurgie de Montréal, au 1er 11 juillet prochain, pourraient tout au plus être pro- " fesseurs à la Faculté Médicale de l'Université " Laval à Montréal, mais ne seraient aucunement k' professeurs de l'Université Laval à Montréal."

Puis, vous me posez deux nouvelles questions : 1° Y a-t-il en pratique, une différence entre ces deux titres ? 2° Si oui, quelle est cette différence %

Je n'ai rien à ajouter à ma réponse du 21 janvier, attendu que, suivant moi, elle répond parfaitement à vos nouvelles questions ; attendu aussi que, d'après votre lettre, vous avez compris le sens de cette réponse.

D'ailleurs, je suis d'avis que ces questions, et

celles du même genre, doivent être faites à des légistes. Ceux qui ont présidé à la rédaction de la loi de la Faculté médicale de l'Université Laval à Montréal, sont plus en état que les autres de dire quels sont les privilèges des professeurs qui seront nommés en vertu de cette loi.

Une chose, toutefois, me paraît certaine : c'est que les professeurs de la Faculté médicale de l'Université Laval à Montréal, nommés en vertu de la loi qui régira dorénavant la Corporation de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, n'auront pas les privilèges accordés par la charte royale de l'Université Laval aux professeurs de cette dernière institution.

Je vous ferai remarquer, M. le Vice-Eecteur, que

si les autorités de l'Université Laval avaient été consultées sur la confection de votre loi, bien des difficultés auraient peut-être été évitées. J'ai l'honneur d'être, M. le Vice-Eecteur, Votre très-humble et très-dévoué serviteur,

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