EXTRAIT DU PROCÈS-VERBAL
D'une assemblée spéciale de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, Faculté de Médecine
de l'Université Laval, tenue à l'Université, le 10 juillet 1891, et à laquelle étaient présents les Drs D'Orsonnens, Eottot, Hingston,Durocher, Dagenais, Desjardins, Paquet, Brosseau, Larainée, Lamarche, Deniers, Brunelle, Fafard, Lachapelle, Foucher, Poitevin, Mignault, Duval, Guérin et Desrosiers.
Les Drs Mignault et Desrosiers sont nommés scrutateurs.
Puis, on procède à l'élection des officiers ; le scrutin donne le résultat suivant :
Président : Dr L. B. Durocher ; Secrétaire : Dr H. E. Desrosiers ; Trésorier : Dr L. A. Demers.
Pour copie conforme,
H. E. DESEOSIEES,
Secrétaire, E. M. Ch. M. Fac. méd. U. L. M.
Monteéal, 24 juillet 1891.
M. le Dr Hingston, M. D.,
882, rue Sherbrooke.
Monsieur le Docteur,
Je prends la liberté de venir vous remercier des nombreuses choses que vous m'avez dites hier aprèsmidi, et de la noblesse des sentiments que vous m'avez exprimés. Cela m'a fait du bien à l'âme. Je me trouvais dans une atmosphère à laquelle les petits intérêts de chaque jour ne nous accoutument guère. Permettez-tnoi de vous féliciter de l'abnéga-
tion avec laquelle vous avez refusé d'être mis sur les rangs pour la présidence. Vous avez beaucoup fait, au prix de votre repos, pour amener l'union ; vous pouvez encore faire beaucoup pour la cimenter. C'est une œuvre digne de l'influence que vous donne votre position dans la société et dans la profession médicale. Pardon, si je vais trop loin ; et croyez que je demeure toujours avec la plus haute considération,
Monsieur, Votre très humble et très dévoué serviteur.
J. B. PROULX, Ptre,
UXXIV
Montréal, 21 juillet 1891.
M. le Dr Rottot, M. D.,
Bue Ste- Catherine.
Monsieur le Docteur,
J'ai regretté de ne pas vous avoir rencontré hier ; car outre l'intention que j'avais de vous remettre la visite que vous m'avez faite, je voulais vous exprimer mes sentiments de gratitude, je dirai plus, d'admiration; car, je n'hésite pas à le proclamer, dès le premier moment jusqu'au aujourd'hui, dans toutes nos négociations pour amener l'Union des deux écoles de Médecine, vous avez été admirable de dévoûment, d'abnégation et d'oubli de vousmême. Et vous avez mis le comble à cet esprit de sacrifice et d'apaisement, tout dernièrement encore, en refusant avec obstination de vous laisser élire
président de la nouvelle faculté. Le présent est rarement juste dans ses jugements, l'avenir seul en dira ce que vous avez apporté de modération, de calme, de sang-froid, de justesse de vue, et d'influence bienfaisantes dans le règlement de ces questions épineuses, que nous venons de résoudre. Si mes paroles dépassent la mesure, ne vous en prenez qu'à vous-même ; et, malgré tout, veuillez croire que je suis, avec une haute considération.
Monsieur le Docteur,
Votre très dévoué serviteur.
J. B. PKOULX, Ptre,
Montréal, 25 juillet 1891.
Sa Grandeur Mgr A. Racine,
Evêque de Sherbrooke.
Monseigneur.
Il me semble qu'il y a longtemps que je ne vous ai pas écrit, ma plume s'ennuie.
Les journaux vous ont sans doute appris les élections de la faculté médicale. A mon sens, elles ne sont pas malheureuses. MM. les Docteurs Rottot et Hingston ont refusé absolument de se laisser porter comme candidats à la présidence. Je les ai félicités de leur abnégation ; par cette démarche, la fusion des idées et des intérêts a été grandement facilitée. On a choisi le Président parmi les anciens
professeurs de l'Ecole de Médecine, ce qui est juste, comme des deux institutions qui s'unissent l'Ecole a la priorité d'âge. De plus les nombreux médecins qui en sont sortis, répandus par toute la province, verront qu'on n'a pas l'intention, comme il a été dit trop souvent, de détruire leur Aima mater. Le secrétaire, officier d'importance majeure, a été pris dans Laval, M. le Dr Desrosiers, ce qui ne servira pas peu à prévenir les frottements dans le premier fonctionnement de la nouvelle corporation ; il fallait à ce poste un homme qui connût parfaitement les manières de faire de l'Université. On a gardé au trésor l'ancien fonctionnaire, choix heureux, sous tous rapports, et particulièrement en vue du règlement des questions d'argent, comme M. Deniers est depuis longtemps au courant des affaires monétaires de l'Ecole. Je considère comme une bonne fortune que le vote ait élevé M. le Dr Durocher à la présidence, cela montre un efface ment des luttes du passé. M. Durocher est un homme d'affaires ; il a été sincère, je n'en ai jamais douté, dans son opposition, et franc; aussi franchement il se rallie à la nouvelle situation, pour en tirer le meilleur partie possible. Enfin, tout va bien. Eestent encore les réclamations des anciens professeurs de Laval mais ça ira bien.
Vous trouverez sous la même enveloppe une lettre que je viens de recevoir de Sou Eminence le Cardinal Simeoni au sujet de l'élection du Vice- Becteur à Montréal, et les réflexions que j'énonce à cette occasion à Mgr L'Archevêque de Montréal. Comme vous le verrez, tout est dans le meilleur des mondes.
La même poste vous portera imprimé notre u pro-
jet de loi pour constituer en corporation les admi* nistrateurs de l'Université à Montréal." Plus tard je vous en adresserai quelques douzaines d'exeni* plaires. En attendant, croyez que je demeure dans les sentiments de la plus haute considération,
De Votre Grandeur, Monseigneur,
Le très dévoué serviteur,
J. B. PKOULX. Ptre*
P. S. — J'oubliais de dire que la distribution des chaires entre les professeurs a été faite cette semaine, à la satisfaction générale. On avait nommé, pour étudier ces placements divers, un comité pris entre les anciens professeurs et de Laval et de l'Ecole de Médecine. Le premier rapport satisfit tout le monde, deux exceptés ; après pourparlers^ ces deux professeurs eux-mêmes finirent par s'entendre. C'était une question tout-à-fait délicate. Il est vraiment étonnant qu'elle ait été résolue aussi tôt. Tous ont fait preuve de la meilleure bonne volonté, je dois nommer entre autres M. le Dr Brosseau.
Quand les élections ont eu lieu, j'étais absent. Quelques-uns avait dit que, lorsque l'union aurait eu lieu, les médecins de l'Ecole ne seraient plus libres ; d'autres appréhendaient mes prétendus agissements souterrains ; d'autres me croient beaucoup surnois et beaucoup plus coquin que je ne le suis. J'étais bien aise que les circonstances me permissent de faire tomber du coup, par mon éloignement,
toutes ces inquiétudes.
Évêché de Sherbrooke, 26 juillet 1891.
Révd J. B. Proulx, Chanoine,
Monsieur le Vice-Recteur,
Je vous avoue que les élections de la faculté de médecine m'ont pris par surprise. Les explications que vous me donnez me font espérer que tout ira aussi bien que possible, au milieu de mille difficultés sans cesse renaissantes.
J'ai reçu aussi la copie de la réponse du Cardinal Siméoni, au sujet de l'élection du Vice-Recteur, et le projet de loi (imprimé) pour constituer en corporation les administrateurs de l'Université Laval à Montréal. Je vous prie d'agréer mes sincères remerciements. Je vous attends à Sherbrooke la la semaine prochaine.
Avec l'assurance de mon sincère attachement,
f ANTOINE, Ev. de Sherbrooke.
St-HYACINTHE, 26 juillet 1891.
Monsieur le Chanoine Proulx,
Vice-Recteur U. L. M.
Mon cher Monsieur,
Je suis heureux que votre plume se récrie et
s'ennuie, lorsque vous êtes quelque temps sans în'écrire. Obéissez fidèlement à son impulsion, car rien ne me fait autant de plaisir que de recevoir
des nouvelles de notre chère Œuvre Laval, surtout
lorsqu'elles sont généralement bonnes, comme c'est le cas depuis la passation du Bill d'union.
L'élection de M. le Dr Durocher à la présidence est un coup providentiel. Que le bon Dieu soit mille fois béni et remercié de cet incident qui aura pour salutaire effet de rallier peu à peu à l'Université tous ceux qui s'y sont opposés jusqu'à mainte nant Vous avez déjà, je présume, annoncé cette bonne nouvelle à la Propagande, où l'on en éprouvera une vive satisfaction.
Restons tranquilles sur la question de la nomination annuelle du Vice-Recteur, chose qui ne m'était jamais venu à l'idée, et qu'aucun document papal ne faisait du reste pressentir.
J'ai reçu avec votre lettre le projet de loi imprime pour constituer en Corporation les administrateurs de Laval à Montréal. Il est à espérer que ce Bill passera facilement à la prochaine session ; car où en sont les choses aujourd'hui, je ne vois pas qui viendrait y mettre opposition. Le ciel aidera d'ailleurs en cela, comme en tout ce qui a été fait jusqu'aujourd'hui.
Avec l'espoir de vous voir bientôt à St-Hyacinthe, je demeure votre tout dévoué en Notre Seigneur.
f L. Z., Ev. de St-Hyacinthe.
Montréal, 25 juillet 1891.
Mgr B. Paquet,
Recteur de l ' Université Laval.
Monseigneur,
Aussitôt que je puis le faire régulièrement, je me fais un plaisir comme un devoir de vous faire savoir : 1° Que l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, faculté médicale de Laval à Montréal, s'est réunie, le dix du présent mois, dans le dessein d'élire son président en remplacement de M. le Dr W. H. Hingston, dont le terme d'office était expiré. 2° Que les Messieurs suivants étaient présents à l'assemblée : MM. les docteurs D'Orsonnens, Eottot, Hingston, Durocher, Dagenais, Desjardins, Paquet, Brosseau, Laramée, Desrosiers, Laniarche, Deniers, Brunelle, Fafard, Lachapelle, Foucher, Potvin, Mignault, Duval et Guérin.
3° Que, après que les Drs Desrosiers et Mignault eurent été nommés scrutateurs, furent élus : Président, le Dr L. B. Durocher ; Secrétaire, le Dr H. E. Desrosiers ; Trésorier, le Dr L A. Demers.
En général, cette élection donne satisfaction. Pour moi, je la vois du meilleur œil. Espérant que le résultat vous en sera aussi agréable, je demeure avec une haute considération,
Monseigneur le Eecteur,
Votre très dévoué serviteur,
J. B. PROULX, Ptre.
Québec, 26 juillet 1891.
M. l'abbé J. B. Proulx,
Monsieur le Vice-Recteur,
J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 25 courant, dans laquelle vous me faites part de l'élection du président, du secrétaire et du trésorier de l'école de médecine et de chirurnie de Montréal, faculté médicale de Laval à Montréal.
Je suis heureux d'apprendre que vous êtes content du résultat de cette élection.
Je demeure, monsieur le Vice-Recteur,
Votre très humble et très obéissant serviteur,
BENJ. PAQUET, Ptre, Recteur U. L.
St-Lin" des Laurentides, 31 juillet 1891.
Sa Grandeur Mgr A. Racine,
Evêque de SherbrooJc.
Monseigneur.
Je vous remercie de votre bonne lettre en date du 28 de juillet. Je m'aperçois que, la dernière fois que j'eus l'honneur de vous écrire, je laissai sur ma table un post- script uni à votre adresse. Je vous l'envoie aujourd'hui.
Vous dites que vous m'attendez la semaine pro chaine. Impossible, mercredi je prêche une profes sion au couvent d'Hochelaqa ; dimanche, je prêche à Lachine, à l'occasion de l'érection d'un monument sur le massacre de Lachine ; et l'on ne va pas au
massacre, sans qu'il en coûte au moins un peu
de préparation. A plus tard, donc, peut-être à la semaine suivante.
Voici deux ans, jour pour jour, que je reçus de Mgr Paquet la nouvelle, pas gaier de ma nomination comme Vice-Eecteur. J'avais donné d'abord deux ans à l'Ecole de Médecine pour essayer une union avec Laval. Or, voici que, après ces deux années, l'union est faite définitive, indissoluble. Que les temps sont changés ; alors à l'Ecole on n'osait pas me rencontrer ostensiblement, non pas à cause de moi précisément, mais à raison de ma position officielle, tant douze années de luttes acrimonieuses avaient rendu la situation tendue ; les rendez-vous se faisaient sur des terrains neutres. Aujourd'hui les assemblées se tiennent indistinctement sous le toit ou de l'Ecole ou de Laval. Et ce qui est mieux, l'harmonie règne dans les esprits. Après cela, quand on me signale quelques petits points noirs A l'horizon, je me dis : nous avons vu se dissiper bien d'autres orages.
De ce temps-ci, je jouis dans ma solitude de St- Lin, du ciel bleu et d'un peu de vacances, et me souscris avec une haute considération,
De Votre Grandeur,
Monseigneur,
Le très humble et très dévoué serviteur,
«T. B. PROULX, Ptre.
De la médecine humaine, revenons à la médecine vétérinaire.
Je regrette d'apprendre, à la dernière heure, que les vacances empêchent le Conseil universitaire de s'occuper de la demande que je lui adressai au nom de l'Ecole Vétérinaire française de Montréal.
Mais, je l'espère, dans le cas présent, partie remise n'est pas partie omise.
Montréal, 24 juillet 1891,
M. l'abbé J. 0. K. Laflamme,
Secrétaire de VTJn. Laval.
Monsieur le Secrétaire,
J'ai l'honneur de vous envoyer sous ce pli la copie d'une pétition que m'adressent le Président et le Directeur de l'Ecole vétéraire française de Montréal. (Voir plus haut, No XXV.)
Je suis d'avis que le privilège que ces messieurs sollicitent des administrateurs de l'Université Laval à Montréal, est du ressort du Conseil Universitaire ; en conséquence, je me fais un devoir de renvoyer la question à Mgr le Eecteur et à son conseil.
Pour ma part, je serais heureux qu'il fut possible d'accorder à l'Ecole vétérinaire l'objet de sa demande. Elle se trouverait à Montréal sur le même
pied que l'Ecole de médecine McEchran qui forme une faculté de médecine comparée et de science vétérinaire à l'Université McGill.
Dans cette pétition, il est fait allusion à des " raisons invoquées dans notre dite requête. " Pour l'information du Conseil Universitaire, je me permets de vous envoyer ci-inclus une copie de la dite requête. (Voir plus haut, No XIII).
Dans l'espérance que Conseil de l'Université aura pour agréable l'objet de cette demande, je demeure, avec la plus haute considération
Monsieur le Secrétaire,
Votre très dévoué serviteur,
J. B. PEOULX, Ptre,
N. B. — M. Daubigny, directeur de l'Ecole Vétérinaire, suspend la publication de son annuaire, dans l'espoir de pouvoir annoncer au public la promotion de son Ecole dans l'échelle universitaire. Si, pour une raison ou pour une autre, vous prévoyez qu'il ne serait pas possible au Conseil de donner une réponse avant longtemps, voudriezvous avoir la bonté de me le faire savoir. J. B. P.
St-Lin des Laurentides, 30 juillet 1891.
M. le Dr E. P. Lachapelle,
Prés, de VE. Vétérinaire, rue Sherbrooke.
Monsieur le Président, J'avais espéré de jour en jour de pouvoir vous
rencontrer; mais, à la fin, voyant que l'occasion s'en éloigne également de jour en jour, j'ai recours au papier pour m'excuser d'un retard, dont je suis la cause première, toutefois la cuise involontaire, comme a dû vous l'expliquer M. Daubigny.
L'hiver dernier, vous demandâtes au Conseil universitaire de Québec, par mon entremise, l'obtention à l'avenir des diplômes de bachelier, de licencié et de docteur en médecine vétérinaire pour vos élèves, et le pouvoir de vous agréger comme école séparée et distincte à la Faculté de médecine. Québec accorda ce qui concerne les diplômes, et pour l'agrégation renvoya à la succursale de Montréal.
A la fin de mai, vous m'écrivîtes pour que l'Ecole Vétérinaire obtint de l'Université à Montréal de devenir une Faculté de médecine vétérinaire. Au premier abord, je crus que c'était la même demande que celle de l'hiver dernier, et je vous répondis de vive voix que j'espérais que la chose pourrait se faire assez facilement.
Or, quand on en vint à examiner sérieusement l'objet de votre pétition, je m'aperçus que votre seconde demande était beaucoup plus vaste que la première, et je fus d'avis qu'elle sortait des limites de notre compétence.
En conséquence, votre pétition fut renvoyée au Conseil universitaire, avec instance au dit Conseil de vouloir bien en accepter la conclusion et avec prière de vouloir bien aussi la prendre en considétion le plus tôt qu'il lui sera possible. J'ai écrit, il y a huit jours vendredi dernier. Je n'ai pas encore reçu de réponse. Aussitôt qu'une nouvelle me viendra de ce côté, je m'empresserai de vous la communiquer.
S'il y a de ma faute dans ce retard, je vous en fais mon excuse, et croyez que je demeure toujours dans les sentiments de la plus haute consieération, Monsieur le docteur,
Votre bien dévoué serviteur,
J. B. PEOULX, Ptre,
Malbaie, 30 juillet 1891.
Monsieur l'abbé J. B. Peoulx,
Vice-Eecteur U. L. M.
Monsieur le Vice-Eecteur
Votre lettre et les documents qui l'accompagnaient ne m'ont été remis qu'aujourd'hui. J'expédie le tout à Mgr. le Eecteur à Québec, afin qu'il en prenne immédiatement connaissance.
Je crois devoir vous prévenir cependant que le Conseil Universitaire ne pourra guère s'assembler pendant les vacances, et que, par conséquent, vous ne devez pas attendre une réponse avant le mois de septembre.
Agréez l'expression de mon entier dévouement.
J. C. K. LAFLAMME
Finis coronat opus. Couronnons ce rapport en disant un mot de la plus importante des affaires qui font actuellement le sujet de nos préoccupations universitaires : l'incorporation civile des administrateurs de l'Université Laval à Montréal.
La lettre suivante à Thon, juge Pagnuelo, était adressée également à l'hon juge Jette.
Montréal, 24 juillet, 1891.
Son Honneur le juge Pagnuelo,
Bue St-Benis.
Monsieur le Juge,
Aussitôt après l'avoir reçu de l'imprimerie, je m'emj)resse de vous envoyer un exemplaire de notre u projet de loi pour constituer en corporation les administrateurs de l'Université Laval à Montréal."
Après tout le trouble que vous vous êtes donné pour le rédiger, c'est bien le moins que je puisse faire.
Déjà les Eminentissimes préfet et secrétaire de la Sacrée Congrégation de la Propagande ont reçu cet opuscule manuscrit.
Je me propose de l'envoyer imprimé à tous les Cardinaux qui composent la Sacrée Congrégation, le 31 de ce mois.
Supposé que d'ici là vos occupations vous en
laissent le loisir, je vous demande de vouloir bien lire la lettre qui est en tête de la brochure ; et si vous trouviez quelques remarques à y ajouter, vous me feriez plaisir en me les transmettant ; j'en ferais mon profit dans une lettre d'envoi à Son Eminence le Cardinal Siméoni.
La galère médicale vogue à pleine voile, en haute mer, loin des écueuils et des rochers, sous la conduite de son nouveau président.
Croyez que je suis toujours avec beaucoup de considération,
Monsieur le juge,
Votre très dévoué serviteur,
J. B. PROULX, Ptre,
Montréal, 30 juillet 1891.
Révérend J. B. Proulx, Ptre,
Vice-Recteur U. L. M.
Monsieur le Vice-Recteur,
J'ai reçu votre lettre du 21 courant à la campagne, mais ce n'est qu'à mon retour à la ville que je trouve la brochure que vous m'avez adressée en même temps.
J'ai lu attentivement la lettre d'envoi àSonEinineuce le Cardinal Simeoni, et loin (ravoir aucune
observation critique à faire, je ne puis que l'approuver entièrement.
Veuillez me croire,
Monsieur le Vice-Recteur,
Votre bien dévoué serviteur,