‹ Question universitaire de Montréal (volume 5)Chapitre 9 sur 26 · DU · texte numérisé non relu

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Grenier, ancien maire, président de la Banque du Peuple; Murphv, sénateur de la Puissance; St-Charles, président de la Banque d'Hochelaga ; Forget, courtier sur une très large échelle ; Laviolette et Tourville, conseillers législatifs. En conséquence, mardi après-midi. Mgr l'Archevêque et moi, nous avons fait visite à tous ces Messieurs, dont nous ne trouvâmes aucun à sa réside-.ce ; mais le but était atteint, montrer que l'affaire était d'une importance première. Hier, j'ai rencontré, h leurs places d'affaire, MM. Grenier, St-Charles et Forget, qui avec la meilleure grâce du monde, ont accepté. J'écris ce matin à M. Murphy, et demain, je verrai, à Québec, MM. Tourville et Laviolette.

De plus, à l'assemblée de lundi soir, il fut décidé d'introduire également dans le bill comme membres de la corporation, outre ceux qui en font partie de par leurs fonctions, comme les évêques, les doyens des facultés, etc., les noms suivants, et pas d'autres pour le moment: l'honorable juge Pagnuelo et MM. les Drs Rottot et Hingston, lesquels ont travaillé avec tant

de constance à la confection du bill ; les honorables MM de Boiiclïei ville, Ta il Ion et Marchand? s'ils veulent bien accepter ; et deux autres noms que voudront bien me suggérer Nosseigneurs les évêques de Sherbrooke et de St-Hyacintbe, Eu sus, si vous avez des candidats à X honor et Xonus de gouverneurs, il y aura place pour eux, lorsque le bill aura été sanctionné.

Nous paraissons naviguer en eau calme ; mais, je le sais, la mer est perfide. Je lais des vœux pour que notre bill i:e se démette pas un bras ; c'est pourquoi j'espère que vous continuerez à me prêter le secours de votre assistance, afin que, après tant d'épreuves, il puisse arriver au port sain et sauf.

Dans cet espoir, je demeure toujours, avec la plus haute considération,

De Votre Grandeur,

Monseigneur, Le très humble et très obéissant serviteur.

J. B. PROULX, Pire,

XLVin

Montréal, 19 mai 1892.

L'Honorable Edward Murphv, Sénateur.

S36 rue Dofchester, Montréal.

Honorable Monsieur

J'ai l'honneur de vous écrire, à la demande de Mgr l'Archevêque de Montréal, et bous l'inspiration d'un comité de citoyens, pour vous prier de nous accorder une faveur, celle de vouloir bien accepter d'être un des gouverneurs de l'Université Laval à Montréal.

Comme vous pouvez le voir par le projet de loi que je vous adresse en même temps que cette lettre, toute l'administration de l'Université catholique à Montréal est remise entre les mains de gouverneurs, en très grande majorité laïques, à peu près comme la chose existe à l'Université McGill.

Nous nous proposons d'introduire dans le bill

même cinq ou six noms qui soient une recommandation pour notre projet et qui donnent conjiance mu public : ces messieurs compléteront eux-mêmes plus tard leur nombre dequinze d'après le mode établi par le bill.

Déjà MM. Jacques Grenier, F. X. St-( harles et L. J. Forget ont accepté cette charge de gouverneurs que je leur ai offerte. Si vous nous faisiez l'honneur de vous rendre à notre désir, il ne me restera plus à frapper pour le moment qu'à une couple déportes: on me conseille de m'adresser d'abord à MM. Laviolette et Tourville, Conseillers législatifs, que je dois lencontrer demain à Québec.

Si votre réponse tst favorable, Monsieur le Sénateur, veuillez nie l'envoyer à Québec, cliez Madame Redmond, 84 rue d'Auteuil, et avant longtemps, s'il vous plaît ; car le bill doit être soumis au Comité des Bills Privés au commencement de la semaine prochaine, et e'est à cette période de la procédure parlementaire que les noms des gouverneurs doivent être introduits dans la loi.

Dans l'espérance que ma demande sera favorablement éœutée, je demeure avec la plus haute considération,

Honorable Monsieur, Votre très humble et très dévoué serviteur.

J. B. PROULX, Ptre,

Montréal, May 19th, 1892.

Very Rev. J. B. Proulx, Vice-Rect. U. L. M.

Very Rey. and Dear Sir,

T am just in receipt of your letterof the 19th

instant and the document accompanying it. I

beg to say that I am mueh honoured by your

request. Although my time is fully occupied

with work which I cannot well put aside, yet,

as L amraost anxious to aid in the organization of an institution which Montréal so sadly needs

I hâve muchpleasurein acceeding to your request . With many thanks, I hâve the honour to be, Very Révérend and Dear Sir,

Yours respectfully,

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