‹ Question universitaire de Montréal (volume 5)Chapitre 10 sur 26 · EDW. MURPHY · texte numérisé non relu

EDW. MURPHY

Québec, 22 mai 1892.

Le Rév. George Payette, desservant de la paroisse de St-Lin.

Mon cher ami,

Je vous envoie ci-incluse la lettre de M. Duguay et je lui ai répondu que je remettais ces choses entre vos mains, comme vous occupant plus que moi de piété. Aujourd'hui sacre de Mgr Labreeque. Sermon par Mgr Grave!, quelque chose de court, de convenable, de très bien : pourquoi Dieu a-t-il établi son Eglise, et comment Fa-t-il constituée. Dîner au Séminaire. A la fin

du repas deux allocutions, l'une par Mgr Paquet, l'autre par Mgr Labrecque, cette dernière remarquable d'à propos et de tact II y avait un assez nombreux clergé, dont je ne connaissais pas les trois quarts, et à qui je paraissais également inconnu ; je sentais que pour plusieurs j'étais un oi seau rare, rara avis.

Notre bill a subi sa première lecture vendredi, sadeuxièmesamedi. Aucunes remarquesad verses, ouvertement. Seulement il est parti d'une couple de boucbes quelques murmures qui prendront un corps, ou qui n'en prendront pas, au comité des bills privés, ce qui ne peut avoir lieu avant samedi prochain. En conséquence je pourrai aller passer la fête de l'Ascension avec vous autres, retourner à Montréal vendredi et revenir ici samedi matin par le bateau ou le train de nuit.

M. Laviolette a accepté volontiers d'être gouverneur. Je n'ai pas pu voir M. Tourville, qui est à Montréal. Je tâcherai de le rencontrer vendredi. J'ai écrit à M. Ed. Murphy qui était à Ottawa, et M. Hingston s'est chargé de lui remettre ma lettre aujourd'hui même, me lais-

sant concevoir les meilleurs espérances. De son côté M. Taillou veut bien accepter d'être membre de la corporation. M. de Boucher ville refuse, parce qu'il est premier Ministre ; il est d'avis qu'il ne faut paraître avoir l'air de mettre le gouvernement dans l'Université. J'ai insisté, mais inutilement. Après tout, il a peut-être raison. Je n'ai pu voir M. Marchand, qui était p irti pour St-Jean, Je me reprendrai à la fin de la semaine. Mgr Racine et Mgr Moreau doivent m'envoyer ici, lundi ou mardi, chacun un nom pour faire partie de la corporation ; car, dès l'abord, nous voulons montrer au public que notre Syndicat financier veut être large comme la province.

Au revoir! mon cher ami. Je me rendrai à St- Lin par l'Epiphanie, et je vous télégraphierai le jour et l'heure auxquels vous devez envoyer la voiture. Envoyez les deux chevaux. Avec amitié,

Votre dévoué,

J. B. L'ROULX, Pire.

Québec, 23 mai 1892.

Honorable Ed. Murphy,

Sénateur, Ottawa.

Honorable Monsieur, Je reçois à l'instant votre lettre du 19 du courant, et j'ai l'honneur d'en accuser réception. Pour ce qui me regarde, je vous remercie bien cordialement pour avoir accepté si volontiers et d'aussi bonne grâce d'être un des gouverneurs de notre Université. M. Laviolette a fait comme vous, je n'ai pu encore rencontrer M. Tourville. En voyant de semblables noms à la gouverne de notre institution, le public aura confiance dans la conduite des affaires, et nous sommes en droit de concevoir pour l'avenir les plus belles espérances. Encore une fois merci, et veuillez me croire avec la plus haute considération, Monsieur le Sénateur,

Votre très dévoué serviteur.

J. B. PROULX, Pire.

lu

St-Hyacjnthe, 23 mai 1892.

Monsieur le chanoine Proulx, V. R. U. L.

Mon cher Monsieur,

Son Honneur le juge Louis Tellier, de cette ville, accepte avec plaisir la fonction de membre de la corporation de l'Université Lival à Montréal.

Je vais voir à des gouverneurs pour plus tard dans mon diocèse. Les grandes fortunes n'y pont pas communes, ce sont des exceptions et eu petit nombre. J\spère néanmoins y trouver des cœurs sympathiques qui feront pour l'œuvre autant que le permettront leurs ressources temporelles.

Croyez-moi bien sincèrement votre tout dévoué eu N. S,,

f L Z., Ev. de St-Hyaciuthe.

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