CONCLUSIONS DE CE MÉMOIRE
XXI. — En même temps qu'il refuse d'écouter de nouvelles propositions de la part des administrateurs de la Succursale pour amener une entente sur ces comptes mis en avant par le Séminaire de Québec lui-même, Mgr Paquet montre au Vice- Recteur la route de Rome. L'y voici.
XXII. — Le Vice-Recteur demande, pour juger, d'une manière définitive, de ces prétentions diverses
sur les comptes que présente le Séminaire de Québec contre la Succursale de l'Université Laval à Montréal, un tribunal d'arbitrage, au choix du Saint-Siège.
XXIII. — Il s'offre à payer ce que la Succursale doit au Séminaire de Québec, aussitôt et de la manière que ce tribunal l'aura décidé.
Après tout cela, que reste-t-il des avancés de Mgr Paquet (
Que signifie, dans un rapport aussi sobre en détails oiseux, tout-à-coup cette exubérance d'accusations, portant surtout sur ce point, que j aurais prétendu que le Séminaire de Québec serait plus riche qu'on ne l'avait dit ?
L'exposé clair, froid et modéré de la situation que j'ai présenté au Saint-Siège, dérangerait-il certain plan, basé par hasard sur la pauvreté du Séminaire de Québec '.
Par ces simples accusations, appuyés d'aucunes preuves, a-t-on cru affaiblir la confiance qu'ont bien voulu m'accorder les évêques de la province de Montréal, et par là suspendre à Montréal la poursuite de cette politique de conciliation, telle que nous la comprenons, et qui déplaît à Mgr Paquet, certainement ?
Lorsque les divisions nous ruinent, tiennent en échec les décrets romains, et préparent les
voies à une Université laïque, il m'est avis qu'il vaudrait bien mieux, au lieu de consumer nos forces en ers querelles d'importance secondaire, chercher des remèdes à nos maux, et appuyer de son autorité l'action de ceux qui prétendent avoir trouvé une solution à nos trop longues difficultés.
Cette solution, elle aboutira, fatalement, qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas, si seulement vous nous continuez, Mes Seigneurs, votre haute, active et bienveillante protection.
Cependant, de toutes les difficultés que nous rencontrons sur notre route, je regrette de le dire, la plus grande et la plus lourde est cette récrimination à n'en plus finir, qui ravive sans cesse les antipathies sectionnelles, et empêchent les divers partis de reposer toute la confiance désirable dans le calme, la bonne volonté et la sérénité de l'avenir.
Je termine.
Dans ma lettre d'aujourd'hui à Son Eminence le Cardinal Taschereau, je demandais que, si Mgr Paquet échouait à faire la preuve de ses avancés ou refusait de l'entreprendre, le No V, en ee qu
me regarde, fût biffé de son rapport au Conseil Supérieur.
Or comme, au courant de ces explications, j'ai clairement compris que Vos Grandeurs avaient entendu purement et simplement le rapport de Mgr Paquet, mais ne l'avaient pas reçu officiellement et ne le recevraient point, je suis heureux de pouvoir vous dire que je retire, de grand cœur, ma demande.
Ayant obtenu de votre bienveillance, de votre esprit de justice et de votre amour de la paix, plus que je ne desirais, je ne serai pas assez maladroit que d'insister pour qu'on me donne moins. Je me déclare donc parfaitement satisfait.
Je terminerai comme j'ai commencé, en vous remerciant de votre longue et patiente attention, et en vous priant de croire que je demeure de Votre Eminence et de Vos C4randeurs,
Emmentissime et
Illustrissimes, Seigneurs, Le très humble et très dévoué serviteur, J. B. PROULX, Pthe,
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