‹ Questionnaire théosophique élémentaireChapitre 19 sur 42 · CHAPITRE Xül · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xül

l’ROCKSSl'S POST MORTKM DE l/jlOMME

— Que (levîcnl riloiiiiiie a\n*ès la mort

de son Corps physique ?

R. — La mort ordinaire, c'esl-à-dire l'arrél délinilir du fonctionnement de rayimcemenl pliysique, im])lique forcément d'nbord la sortie de la vitalilé et du Corps éthéricjue, son véhicule. Cette opération ne s'achève complèteiiDMil (praprès la mort intervenue, et s'elfectue d'autant plus rapidement que les chairs sont plus- RM. détruites.

L'iiomme reste composé de sa triade supérieure, (Ego supérieur), additionnée, en ([iielque sorte, de son élément Kama-Manasique (Ego inférieur)^ le tout compris dans un véhicule astral nommé Kama-riipa.

Ne pouvant plus percevoir sur le plan physique, puisque l'instrument de perception ad hoc lui a été enlevé, rhômme se prend alors généralement à retrouver sa conscience sur le

OCESTIONNAIRE THÉoSOPHIQUE ÉLÉ>rÊx\TAinE l J

plan voisin, le Plan astral. (Test là, ([ii’après

(fiielqiie trouble on torpeur, il eontinue à vivre*

psychiquement.

Sans détailler ici ce qui attient au Plan Astral (1), auquel, dans la circonstance, c'est-àdipc ])Our riiommc 'post mortem, la 'riiéosophio donne le nom de Kama Loka, disons seulement qu’il comporte s(‘j>t staf^es, de degrés dilterents, ([ue le défunt se réveille dans celle de ces subdivisions qui est adéquate à ses conditions propres, et ((u’il lui faut remonter tous les stages qui sont au dessus avant d'en |)ouvoir sortir, l^es régions ou situations inférieures de ce lieu ou état qu'est le Ivama Loka constilueiit un véritable « Purgatoire », parce qu'en y passanl l'Ego doit se dé])arrasser des scories Kamiques (|u'il a retenues, s'en purger, et que c'est ainsi que la l^oi d'évolution lui fait successivement gravir les degrés spécifiés à la ((uestion 28 jusqu’à ce qu’il ait atteint le Plan mental vrai, dit, pour l'homme, le Dèvachan.

Sur ce Plan là, l'Ego ne j)erçoit plus que* Petfet des bonnes pensées qu'il a vécues. Le Dévachan (2) est donc un état de repos et de jouissance, un véritable « Paradis » où se retrempe l’Individualité.

En entrant au Dévachan, l'Ego a laissé forcément derrière lui, en Kama Loka, son Corps

(1) Voir le PIj îater, {Lotus Bleu^ 95-

(3) Voir le Dé

îATCR, {Lotus Bleu y 97).

42 questionnaire théosopiuque élémentaire

Kamiiru|ii([uo, coramo il a fait aiitériiMircmont (lo sou corps pliysi([uo SUT la Terre. Il a ainsi sain une sorte do Seconde mort, à la sailo de laquelle sou centre de conscience s’est transporté dans son véhiènle dévachaniqne (!' dont la substance est heancoup plus raffinée. A la suite de cette seconde mort, il ne reste plus avec rUgc supérieur que certains éléments de la personnalité dis])arue.

Ces éléments sont d’abord les pensées pures et bonnes qui ont été générées durant la dernière incarnation. C’est par ces pensées, qui, sur le Plan monial surtout, sont des Entités vivantes, que l’Ego associe en quelque sorte ses expériences personnelles de nagnères à sa félicité jirésente. Quant aux pensées mauvaises d autan, elles ont été passées au crible du Kama Loka, et il n'en reste que la quintessence qui doit se conserver latente dans le Corjis causal, pour ne se développer qu’à la sortie du Dévacban. Les unes et les autres, en ell'et, se sont transformées en éléments du car.àctère, ce qu'on a appelé des Skandas, auxquels il sera donné pleine carrière dans re.xistence suivante.

Lorsque les potentialités dévacbaniques do l'Ego, variables selon les conditions présentées, sont épuisées, la Loi d’impulsion ou do Néces-

(1) Le véhicule clévaclianique comin'cnd le corps meulal qui ai^it pondant la première ])artie du séjour en Dévachan, le corps Causal pour la seconde, et le Corps Spirituel qui allient à un élat plus élevé encore. (Voir le Dévachan,, déjà cité).

Q'JESTlÜNN'AUiE TllÉOSOlMIlQEE ELKMENTAIllE 43

site amène la phase suiAante du processus, et, à l'aide (le ses Agents, entraîne l(! dit Ego dans h' milieu (pii lui convient à tons égards pour la suite de ses existences, lacjnelle suite s ellectne suivant l'Ordre, an moyen de la Réincarnation.

Dans cette très rapide esquisse, nous avons volontairement omis maints détails non dénués d'imporlancîe, que l'étudiant trouvera dans les traités spéciaux (1).

52. I>. — l;iiiciiiéi*a(ion «les csulavres eslollc l'avorablc au pi-oeossus posl inor- Icui ?

R. —Oui, en assurant la sin-cession normale des diverses phases du dit processus, en préservant notamment des interventions fâcheuses (he la magic noire ([ui peuvent se donner carrière tant que les éléments cor[)orels ne sont pas détruits.

IVincinération est d'ailleurs sans inconvénients, c’est-à-dii'e sans douleur pour l’Ego, dès ([ue le corps éthérique est définitivement séparé du Gorps physique. Pour être certain qu’il en soit ainsi, il est prudent d’attendre quelt[ues jours après la constatation du décès, telle qu’elle est ordinairement faite.

oR. 1>. — Quelles sont les dueées «les <liverses phases ei-dessiis escpiissées <lu processus post iiiorteui?

R. — Les durées de ces phases varient selon

(1) Voir La Mort et VAu-delà, par An.me Besaat.

i i nu liSTlOXNAl K U TU ÎH >Sni*l l IQU U KLUMENTA l KE

les cas, et nous no savons dn reste pas grand chose à ce sujet.

Il est, parait-il, des êtres qui vont presque immédiatement en Dévachan ; d'autres attendent, pour y entrer, jusqu'à cinq cents années terrestres

Par ailleurs, certains séjours Uévachaniqnes sont assez courts; d’autres dépassent une durée de quinze siècles terrestres. Tout dépend des potentialités développées par les Kgos.

Les enfants morts en bas âge et les idi(ds de naissance, (ini ji'ont guère généré de Karma durant leur dernière existence, se réincarnent souvent peu après leur mort.

Au contraire , les victimes de mort violente, que c’ait été par accident ou .autrement, n’ont généralement qu'une évolution lente en Kama- Loka. Elles s’y trouvent dans des conditions plus ou moins pénibles, selon les causes (|ui ont amené le décès, parce qu'en pareil cas le Ivama Rupa est plein de for(‘e et qu'il épuise lentement ses énergies natives. Pour les suicidés, la règle est à peu près constante : ils attendent péniblement le moment anquel la Mort naturelle leur seraitadvenue,— sans ])réjiidice d’ailleurs des suites avenir.

QUESTIONXAIRE Tll ÉOSOIMl lOEE ÉeÉ.M ENTAI IlE

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