‹ Questionnaire théosophique élémentaireChapitre 24 sur 42 · I>. — Olivest-ce que l^Occullîsiiie · texte numérisé non relu

I>. — Olivest-ce que l^Occullîsiiie

R. — C’est ce qui attient aux plans dits invisibles.

50 QUESTIONNAIRE TIlÉOSOIMIlQUE ÉLÉMENTAIRE

Dans lolaiigago orclinairo, l’on ontend ])latdt par ce nom la connaissance et l’usage des for- (•es(|iii ne se donnent pas eoni*ainnieii 1 uarrièiN* snr le plan physique.

Le maniement de ces forces est redoutable, tant à cause de leur énergie que parce qu elles échappent à nos moyens ordinaires.

(M). I). — Y a-t-il des ^lélliodes (rOceultisnio ?

II. — On peut ébaucher Tétude pratique de la science occulte dans le but exclusif d'y devenir expert et des résultats peuvent en advenir. 11 y a certaineimmt des méthodes à cet effet, dont ta Hatha Yoga hindoue est la plus efficace. Mais les suites de pareilles pratiques sont beaucou[) plus dangereuses qu’utiles. La tradition dit meme que les nations des (Continents disjiarusontdù leur fin tragi(|ue à Lusage abusif ((u'elles ont fait de la Magie.

01. I). — Sous quels lîires soûl eouuuunéuîciil eoiinus, de nos jours, la eoiinaîssaiiee et rusag;e de <|uelques-uiies des lorees oeeidtes de la \alure ?

R. — Sous les ]ioms de psycbométrie', magnétisme, hypnotisme, spiritisme, magie, etc.

Ce sont, en ce qui concerne le (dvamp d'application, des Chapitres distincts de l'Occultisme, (diapitres dont la teneur actuelle est plus ou moins bien rendue encore.

Ajoutons que les forces occultes, actuellement mises plus ou moins aussi h la disposition de

QUESTIONNAI!^ E TUÉOSOPUIQIJE ÉLÉMENTAIRE ol

riiomme, sont henreusemenl; les moindres d’entre tontes eelles qni existent.

02. I). — I>éfiiiîs8ez. sans los Oéveloppor, chacune <les Sciences parlielles ci-dessns éiininérées ?

R. — La psycliométrie traite des propriétés de Fessenee astivale c[ni pénètre la Xatiii‘e, yeoiiipris les êtres qu'elle (‘ontient. La (Fivination commune, sons ses diirérentes formes, dérive de la psycliométrie.

Le Magnétisme s’occupe plus particulièrement de FAura de Fliomme et de son corps astral.

L’hypnotisme, — différent du magnétisme, — représente Faction de la pensée sur Féconomie psychique et vitale de Fhomme.

Le S[)iritisnie se limite plus spécialement, en fait, aux ra[)ports possibles entre Fhomme vivant et Fhomme défunt.

La Magie ordinaire (1) implique les questions ci-dessus et connaît en outre de certaines entités distinctes de Fhomme. En/a//, c’est Fusage des pouvoirs de Fhomme sur ce qui attient aux premiers plans invisibles de l’existence.

La Théosophie, elle, com|)rend dans son sein, tous les cha.})itres de l'Occultisme ordinaire, et d’autres encore. Elle est à même de traiter à fond clnunui d’eux, et cependant elle

(1) Nous (lisons la Magie ordinaire^ celle dont on entend communément imcRn’. La Magie antique et sacrée sc confondait que avec la Théosophie dont cUo déKvnit expressément,

n'enseigno pas la magie opératoire. Elle donne le ])as à la Connaissance sur les Pouvoirs. Elle subordonne tout à l'évolvdiou de l'àme bumaine.

Elle sait d'ailleurs que tout vient, par surcroît, de cette évolution.

(î;î. 1). — En i*alson <le la Jirainle diirnsion «lu Spiriüsiiie, «liles, <rapi*è» la Tliéosopliie, quels snnl les agenls oeeiilles qui iulervieuiieiil dans les pliéuoiuèiies dils spîriles ?

R. — On a prétendu que la Tliéosopbie n’attribuait qu'aux « périsprits «inertes des bommes défunts, ou aux Elémentals, c'est-à-dire à des agents sous-humains, les phénomènes autbeiitiques qui peuvent avoir lieu dans les séances spiritiques ; — c’est une erreur (ju'il convient de ne pas laisser s’accréditer.

La Théosopbie sait bien ce qu'il peut y avoir dans les conditions précitées.

En somme, le Spiritisme est une certaine immixtion du plan astral sur le plan physique.

Les agents en question peuvent donc être tous les habitants du Plan Astral. Ces babitauls sont très nombreux et de divei's genres, comme on pent le lire dans la monographie qui se trouve dans le Lotus Bleu de 1895-96. (Le plan Astral).

Il y a, donc, à pouvoir intervenir, dans les Séances, des bommes désincarnés, à divers degrés de développement, depuis celui qui vient de décéder et possède pas mal encore de ses facultés terrestres, jusqu'à l’enveloppe en voie

QUESTIONNAIRE TUÉOSOUlUQl E ÉLÉMENTAIRE

devenir inerte, mais passible d’un regain d'intelligence, qui reste en Kama-Loka pendant le séjour de l’Ego en Dévachan.

11 y a des vivants même, agissant plus ou moins consciemment, selon le cas : les personnes assistant à la séance, par leurs « doubles » ; les al)sentes, si ce sont des magiciens, par leur corps astral, et parfois meme, si ce sont des adeptes, par un cori)s plus éthéré (le mayavi-rupa).

Il y a'les Es])rits de la Xature, dils Elémeiilins ; les Elémentals artificiels — dont les classes sont très nombreuses.

Il y a d’autres Entités encore. Mais en voila déjà assez pour qu’on ne puisse pas taxer la Théosophie d’exclusivisme.

(M. D. — Que dît la liicosophîc au sujet

de la praliquede rOeculte ?

R. — Bien qu'il ait été déjà répondu à cette question (1), nous ne pouvons trop redire qin» c'est une erreur de croire ([u‘on peut évoluer convenablement son aine en s'adonnant sim- ])lement à la pratique de l’Occulte.

De tels errements ne développent d’ailleurs que les éléments de l'homme qui attiennent aux sous-plans inférieurs, éléments dont l’association n’est rien moins que permanente, de sorte que les pouvoirs qu’on pourrait acquérir de la sorte ne dureraient pas longtemps.

La Théoso|)hie conseille de viser exclusive-

(1) Voir f fil es lion ri GO et 02.

5 i QUESTIONNAIRE TH ÉOSOPH IQLE ÉLÉMENTAIRE

mont le dovoloppoinoiit do l'ame par la mise on praliqiio dos ])ro(*optos dn porfectionnomoiil hninain. Les pouvoirs oociiltos on naissent ensuite d'oiix-momos, et, alors, sans danger.

(::tiapitre xyhi

PRECEPTES DU PEREa^XmONNEnENT HUMAIN

05. B). — Quels sont les moyens îinlniiiés par la Tlieosopliîe pour efT*eelner Tévo- Inlîon ?

11. — C'est la prati({nedn septénaire suivant: Patience, Pondération, Energie, Pureté, Altruisme, Méditation, Connaissance (1).

(]e sont les « Sept Portails » (2) ((ui font accéder à la Perfection. Leur présentation à la

(1) Il importe do définir, ici, ce ([iie la Tliéosophio entend sj 3 écialeinent par la « connaissance ». C'est rolitention de la pleine lumière, Uillnmination totale et définitive éclairant tout, non seulement les plans inférieurs, où nous sommes encore et où le mot n’est pris ([ue dans l’acception de notion plus ou moins étendue des clioses, — mais aussi les plans supérieurs où tout est spiritualité et perfection. Il s’ensuit que la « Conuaissauce » impli- ([ue la perfection morale plus encore que la perfection intellectnelle.

Il s’ensuit aussi que l’expression « le renouveau de la Connaissance » sij^nifieunc progression plus accentuée vers la iierfection morale que vers le développement intellectuel et que lorsque la Tliéosophie prétend conduire A^ers la « Connaissance » elle n’entend pas dire qu’ell(‘ apprend la Magie. La Tliéosophie n’enseigne ([lie la Sagesse. Quand riiomme sera devenu « un Sage », les « pouvoirs » lui arriveront nalurellement. mais ce ne serii ([ue par surcroît,

(2j Voir La Voix du Silence, par 11. P. R.

(JUESTIONNAIUK ïllÉOSOPHiyl E KLE-MENTAIIIE Â-.i

oonscienco^iumaine est arcliaï(|uo, et les meilleures Lois ([ni aient jamais régi la Race, « le Déealogm* » com[)ris, en procèdent directement,

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