D. — Quelle place la liiéosopliie doiiiie
t-elle à ramolli* ?
R. — C'est une erreur de penser ([uela do(*trine du cœur » est étrangère à la Tliéosophie.
L'amour, par étymologie comme par essence, veut dire acte ou impression de \àme. et la Tliéosophie n'ignore rien des actions possibles de l'Ame sur les dilTérents |)laus de l'êliT'. Klle donii(‘ naturellement le i)as à ce (jui atlienl aux plans les plus élevés, à la compassion plutôt ([u'à la sentimentalité.
Voici ce que dit la Voix du Silence au sujet de la Compassion : » — As-tu accordé ton comr et ton mental avec le grand Mental et le Cœmr de tout le genre humain? Car, semblable à la voix d(‘ la Rivière qui faitéchr» aux sons d(‘ la iialure, le cœur de celui qui veut entrer dans h‘ courant doit vibrer en réponse ù tout soupir^ à toute pensée de ce qui vil et respire.
(i) Nous ne pouvons que répéter ici la distinction expresse que fait la tliéosophie entre l’Ego vrai et le mental ordinaire. Ce dernier est une sorte d’instrument réflecteur et entraîneur tout ensemble. L’Ego vrai est l’observateur qui ne dirige vraiment que si ses moyens ont été év olués.
38 QUESTIONNAIRE THEOSORIIIQUE ÉLÉ^JENTAIRE
Voilà TAmour que préconise la Tliéosopliie.
Sans doute un tel amour diffère du sentiment ordinaire actuel qui réserve ses faveurs à quelques-uns et ne donne au plus grand nombre, })as seulement aux soi-disants étrangers, que de rindifférence ou de la haine, mais cet amour est plus élevé, et en outre dans Tordre : il faudra Inen qu'il se réalise pleinement un jour.