‹ Questionnaire théosophique élémentaireChapitre 28 sur 42 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

SUR LA TLRRE,

— CoBiiiiieiii la Tliéosopliie eoiisî- (lère-l-elle la Plaiièle sur la(|uelle nous nous trouvons aelueneinenl ?

R. — La Terre est, pour nous, nu lieu d'épreuves de tous genres.

Nous y subissons les conséquences des actes accomplis dans nos existences précédentes.

Nous y élaborons surtout les éléments de nos existences et de notre progrès à venir.

T2. 1). — C oinnicnt se Tait sentir à rifoinine son séjour sur la J'erre?

R. Par la Naissance, la Maladie, le Trouble et la Mort.

L'ensemble de ce quaternaire constitue la Misère bumaine dont bi -caüse efficiente est l'Ignorance, et le seul rqmède la‘(( Gonnaissance », acquise comme il a été dit.

QUESTIONNAIRE TllÉOSOPHlQUE ÉLÉMENTAIRE 59

Le IJonhoLir absolu ii'iippaiiient pîis a notre Etat actuel.

I). — Que dit la Tliéosopliie aa siijel de <le ce < 111*011 appelle eoiiiiiiiiii<3iiieii( l'Hiil'er ?

II. — tl n’y a pas d'Eiifer comme l'entend la Théologie »[ui parle d'un 'ieu ou d'un état de soutl'rance éternelle pour un môme iudi\'idu.

En effet, la plupart des éléments constituant la personnalité et même l'individualité, ne restent assemblés, les premiers i[ue pendant l'existence terrestre et le Kama Loka subséquent, les autres pendant le Manvantara.

L’Atma, seul, demeure au-delà, avec ce qui est devenu adéquat à lui-même; or Alma est essentiellement céleste. 11 n'y a dune que ie Ciel qui soit éternel pour l'individu.

En fait, voici ce qui se passe.

De par la Loi Karmique, tout acte accompli pendant Texistence amène inéluctablement la suite qu'il comporte, et, bien ([ue certaines de ces conséquences se fassent sentir dans les états post-mo7'tem, c'est surtout pendant une existence terrestre, la présente ou une suivante, qu'elles se réalisent,

En considérant particulièrement ce (lué l'on appelle les « fautes commises », il convient do dire ici, que, de même que le Bien n’est que ce (pii concourt au yirocessus-de l’évolution, le Mal n’est que ce (jui le retarde. La soulfrance amenée par le Mal résulte du désordr'e produit par l’arrêt de l'évotution. C'est la [leine subie

(iO QUESTIONNAIRE THÉOSOPHIQUE ÉLÉMENTAIRE

qui nous fait rentrer dans l'ordre, d’où l’on peut dire que la souffrance est l’épreuve et qu'elle est, comme telle, passagère et transitoire.

Il n'y a de conséquence définitive dn Mal que celle inhérente à la séparation des deux Egos, (question 54j. E’est là le « Péché contre le Saint-Es|)rit ■> dont a j)arlé rajjotre initié Paul. C'est la seule faute mortelle ; elle entraîne la destruction, l'annihilation, mais non pas une souffrance éternelle.

En dehors de cela, aucune faute n'est morlelle, mais chacune comporte inéluctablement sa peine, et c'est généralement ici-bas ([u'on subit cette dernière.

11 est donc permis do dire que l'enfer est tem- |iorairemciLt sur la Terre môme !

Et (pu |)eut le nier absoluineiit, lorsque l'ou se représente les soutfrances multiples et souvent effroyables qui s’y donnent journellement carrière ? Hélas ! aucune de ces souffrances n'est imméritée : nous ne récoltons (|uc ce que nous avons semé.

Il ne faut cependant pas que cette vérité nous porle à l'indilférence pour les maux du prochain, sous prétexte que tious n'y pmivous rien changer. D'abord, nous pouvons les adoucir, et, ensuite, nous devons préserver nos semblables du désespoir qui retarde le salut individuel et par suite, comme il a été dit à la question 55, la réalisation du salut général.

Nous sommes donc conviés à hâter, à assurer du moins, cette réalisation en donnant

(,)UESTIONXAIKE THÉOSOPUlQEE ÉLÉMENTAIRE Gl

la main à ceux de nos frères qui en ont besoin, (d (ni recevant nous-mêmes Tassisiance de ceux r[ui nous ont devancés, de nos Frères aines auxcjuels les capacités (jirils ont évoluées ont pu faire donner le titre de « Maîtres ».

7 I. !)• — Oiiels ^eiirefs (riioiiimes se

Iroiiventdonc 8iii*la Verve ?

K. — Des hommes à tous les degrés du développement, depuis les plus élémentaires^ (Papous, Fouégieus, etc.), jus(ju'aux [ilus élevés qui soient communément connus (Socrate, Platon, etc)., en passant par rinliniti} des intermédiaires.

Inutile d’ajouter (|ue les liommes avancés sont les moins nombreux, et que la quantité ne tient jias lieu de la ([ualité.

11 va aussi, sur la Terre, au sein uicni(‘ de toutes les sociétés, des liommes dits sans àme l i, c'est-à-dire qui n'ont plus de triade supérieure et qui sont ainsi voués, de [lar leur seul fait, à une perdition [)lus ou moins prochaine.

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