Corps spirituel
Au cours de révolution de riiomme, ou dans ses divers changements mineurs qu’oiL appelle mort et renaissance, ces corps disparaissent successivement, des plus grossiers aux plus subtils, et la conscience se trouve chaque fois ensuite sur le moins élevé des corps restants. C'est ainsi, qu'après la mort physi(iue, l'Ego fonctionne dans le corps astral, appelé aussi Kama Rupa ; après la seconde mort, c'est-à-dire
yüESTlON'NAlRE THKOSOPHIQUE ÉlÉMÉNTAIHË 75
à l'entrée en Dévachnn, la conscience est fixée an corps mental. Ce dernier, qui sert pendant le séjour en Dévachan inférieur disparaît luimème avant l'iiccès au Dévachan supérieur où ne résidé (|ne le Corps causal, (t'est dans le (torps causal (lue st' condensent les Skandas, germes des |)otentialités évoluées dans la dernière existence, et c'^est lui ijui rentre ultérieurement dans une nouvelle incarnation. Nous ji'avons })as de données très précises sur le Corps s[)irituel, dit aussi Corps Duddtii([ue.
(tes cinq coiqjs existent en [)ermanence chez l'homme actuel vivant sur la terre, et chacun d'enx a un rayonnement propre (in'on appelle son Aura.
(Jueh|ues-uns de ces corps i)euvent, en outre, |)rèter (le leur substance pour la création de Corps temporaires, (t'est ainsi que le corps mental fournit les matériaux du Atayavi-rupa des .\deptes, lequel est passible de se transporter au loin en pleine conscience, et ceux du Mayavi-riipa accidentel, sorte de forme-pensée, avec mélangf* de matière astrale, et sans conscience, qui se manifeste dans la plupart des cas de télépathie. Le corps astral peut donner lieu aussi à une forme susceptible de fonctionner au loin, avec quehiue conscience. Enün la partie éthérique du corps physique livre souvent des matériaux, dans le phénomène dit de « Matérialisation ■>, ce ((ui, lorsqu’elle éutraîne quelques particules liquides de l’économie, produit les altérations dans le poids des « mé-
76 OCESTIONNAIRE THÉOSOPHIoEE ÉLÉMENTAIRE
(liLiiiis » : c'est la iiiênie pîirlie étliéru]ne (|iii peut sortir partiellement du Corps physique et pi*o(luire l'extériorisation de la sensibilité (d de la motricité.
Ces quelques indications sLiriisent (icur donner mi premier a|)erçu d(‘ l'intéressante Oueslion des divers corps de riiomiiK» '1),
0 1. I>. — Donnez quelques i*enseîi»nenienls
soniinaîres sur le plan Astral ?
t{. — Le Plan Astral est le secoiul [dan d<‘ la \ature aussi bien que de la Cons(*ience hnmaine. (' est dès lors le [)1üs rapproché dn |dan physique sur lequel nous vivons généralemenl.
Comme tous les ])lans, il comprend s(‘pt subdivisions ou sous-plans.
L'homme vivant a (juelquefois son centre d<' cons(‘ience ])lacé monnmtaiiément sur le Plan aslral lors([u'il s(‘trouve dans un étal [)articu^ lier d'abstivudion dit Transe inrér'ieure. Il en est (h‘ meme pendant l une des |)hases du sommeil oi‘dinair(‘.
A|)rès la mort terrestre, au contraii^q rhum me vit toujours, un teni})s j)liis ou moins long-, sur le Plan Asli*al ((u'oji a])[)elle alors, poui* l'homme, le Kaiua Loka.
(À)mme il a été dit à la question 51, l'homme détunt (‘omnuuu'e so.n séjour en Kania Loka par le sous-plan qui est adéquat à ses conditions propres. Tl doit, avant de passer (ui Révachau,
(1) Voir : VHomme et ses par A>>ie Besam, et h'âme et
ses /ourrcau.'i\ par la mAnio.
OI'ESTIONNAIUE TllÉoSOlMIIoUE KLE.MENTAIRK 77
remonter toutes les subdivisions supérieures, comme un corps pesant qui, d'abord tenu an fond d’un bassin contenant divers liquides superposés, (*'(^st-c\-dire de densités dilh'rentes, puis laissé n lui-méme, n(‘ peut accéder à la surrac(‘que dans la mesure que lui permet sa [M*opr(‘ densité relative.
Voici à (|U(‘ls états de cons(*ieuc(‘ cori*espond(*ul les sous-plau du Kama Loka : le derniei*, le plus bas, aux éléments très impurs des hommes vicieux, l(‘s conditions en sont pénibles ; l(‘s trois suivanls, aux éléments attenant aux (dioses peu élevées de rexist(mc(‘ terrestiM»; celui (ra])rès, aux croyances imaginaires; le sixième, à la dévotion sincère, peu éclairée; le se{)tième, en (lu, à la haute intellectualit(‘ égoïste. (Test dire que Taltruisme généreux et la dévotion éclairée ne sont pas retenus en Ixama Loka: ces sentiments ressortissent, cm etfet, à un plan plus élevé, le Dévachan.
jAhomme qui, d'une manière ou d’une autre, se ti’ouve sur le Plan Astral ])erçoit plus ou moins les habitants qui y résident. Os habitants sont divers et nombreux (1).
Sans (Ml entreprendre rénumération, ce qui im])li([ueraii un véritable traité, non plus que décrire les i*apports qui peuvent avoir lieu entre ces habitants et l’homme vivant sur la terre, nous dirons seulement, pour mémoire, qu'il y a d’abord deux grandes subdivisions d'Etres
(1) Voir : Ir Plan Astral, do C. Loadboalcr. {Lotus Bleu, 95-9Gj.
78 (,)UEST10NNA1RE TIlÉOSOPlIlQliE ÉLÉMENTAIRE
astrniix, les Humains et les non Humains.
Les Humains comproiimuit oux-mèmes doux grüu|)es: ceux qui ont un corps physique et ceux qui u’eii ont pas. Au premier groupe appartiennent les hommes ordinaires, dits psychi(|ues, à tous les degrés de développement, tiepuis le sim[)le sujet qui passe en astral sans y penser, souvent même sans s’y reconnaître, jusqu'à l’Adepte qui y fait des apparitions conscientes et y travaille à aider les âmes souffrantes. Le second groupe comprend les défunts désincarnés, avec autant de variétés que les vivants, plus ce (jui reste des défunts ordinaires lorsque, après un éertain temps, l'Ego est passé en T3évachan, plus aussi les Elémentals d’essence humaine, dits artificiels, (tes dernières entités, à jieiue soupçonnées en Occident avant la révélation précise qu'en a faite le Tliéosophisme actuel, jouent u]i grand rÉde dans le monde moral de l'homme (1) parce qu’elles attieunent intimement aux effets de la pensée humaine dans le processus de révolution de (2) l'àme.
La subdivision des Etres astraux non-humains comiiorte de nomlireuses variétés, parmi lesquelles lés Esprits de la Nature, dits Èlémentins, (lonl les quatre derniers ordres appartiennent à la terre, à l’eau, au feu et à l’air (3).
(1) Voir les Elémentals Kama-Manasiques, par le !)*■ j\\scal, {Lotus Bleu, 95).
(2) Voir Karma, par Annie Hesant, {Lotus Bleu, 96).
(3) Voir Le Plan Astral, par C. Leadbeater, {Lotus Bleu, 96)^
QUESTIONNAIRE TIlÉoeOPIl IQUE ELEMENTAIRE 70
O l>. — Dîtes seiileiiieiit quelques mots,
|)Our iiiémoîre, de ee qu*avuucela Tliéo-
sopliie au sujet des aiiîiiiaiix ?
11. — LTiiümal ii7i pas évolué la triade supérieure, il n’est qu’un quaternaire d’éléments analogues, quoique non semblables, à ceux qui dans rtiomme s'appellent : stula sarira, linga sarira, prana^ kama ; quaternaire dont l’agrégat n'est pas immortel.
Kn fail do conscience, il possède celles des éléments inférieurs qui le composeut, d’où les diverses formes de rinstinct, mais il n’a pas la Soi-Conscience qui est le trait caractéristique de l'homme.
Manas n’étant pas supérieurement évolué dans l’animal, celui-ci n’a pas (rintelligence vraie, il n’en a que de légers précurseurs produits, là où cela se trouve, par l’influence du r a y o n n e m e n t humain.
Les expériences vécues par les animaux se réalisent seulement dans Y essence élèmentale qui les anime et qui, elle, demeure.
Après la mort . physique, l’animal existe un certain temps encore sur le Plan Astral, mais ne tarde pas à s’y désintégrer.
La Doctrine Secrète relate aussi les transfortions multiples et profondes qui ont amené ranimai à l’état d’homme ; elle dit ce qu’est << Vanneau perdu » qu’a recherché Darwin ; elle dit encore que le singe, n’est nullement rancêtre, même physique, de l’homme, mais une déviation, de ce derniei’ ac(*identellement intervenue
80 QUESTIONN.MRK l’HÉOSOPHlQUE ÉLÉMENTAIRE
après réception de la forme humaine et avant celle du mental, etc, etc...
1)5. D. — Dites iiii seul mot du phéiioniènc'
des Rêves ?
R. — Pendant le sommeil de l'homme, le Corps Astral sort du Corps physique et se tient d’ordinaire à peu de distance de ce dernier.
(La production du sommeil est généralement amenée par l’extériorisation du Corps Astral).
L’Ego se trouve alors dans le Corps Astral.
Le Corps physique endormi contient aussi le Corps éthérique, de sorte que le cerveau physique et le cerveau éthérique sont tous deux en dehors de l’action directe ou immédiate de l'Ego.
Ces conditions une fois étahlies en principe, il se passe deux séries distinctes de phénomènes, durant le sommeil, constituant comme deux phases simultanées : 1“ le rêve ordinaire dont on se rappelle communément ; 2° l'action propre de l'Ego qui échappe à notre mémoire.
Le Rêve ordinaire est simplement dû à l’action automatique des cerveaux physique et éthérique sur les impressions laissées par la veille et sur celles produites par les foi’mespensées qui se trouvent dans l’ambiance. Cette action, que rien d’intelligent ne dirige, est assez incohérente, et telle est la caractéristique de la pluspart des rêves ordinaires — qui ne signitient du reste pas grand chose.
Pendant ce teinps-là, l’Ego, lui, jiereoit, directement sur le tdan Astral, avec plus ou moins
QUESTIONNAIME TUK()SOl*HIQUE KEKMENTAIUE SI
de netteté suivant son degré de développement. 11 arrive parfois qu'il aille plus haut que le Plan Astral. Mais, alors même qiril ne dépasse point ce dernier plan, les impressions qu'il éprouve ne se traduisent généralement pas en souvenirs précis, parce que le cerveau de la plupart d’entre nous n'est pas encore assez évolué pour témoigner de l'état de conscience afférent à ce plan. La seule impression morale qui reste de ces sortes d’envolées est un sentiment intime d(* joie ou de peine suivant ce qui a pu advenir. 11 n’en est pas ainsi dès qu'on peut se rappeler ce que l'Ego a vu en Astral. On perçoit alors des indications d’un grand intérêt.