‹ Questionnaire théosophique élémentaireChapitre 37 sur 42 · I). — Que raul-îl croire des pliéiio · texte numérisé non relu

I). — Que raul-îl croire des pliéiio

mèiiesallrihiiésa railleur delà Doctrine

Secrète ?

R. — Les phénomènes relatés notamment dans les Mémoires (1) du Colonel H. S. Olcott, Président fondateur de la Société Théosophique, comme ayant été accomplis par M“® H. P. Blavatsky, son collègue, peuvent être tenus pour authentiques, autant par le fait de la grande véracité du narrateur, dont la loyauté n'a jamais été mise en doute par personne, que parce qu'ils ont été vérifiés par d’autres témoins.

La Théosopliie d'ailleurs en donne suffisamment l’explication pour en faire admettre la possibilité (2).

(1) Voir Old diary's leaves^ par II. S. Olcott.

(2) Voir le Plan Astral, dernière partie, {Lotus Bleu, 96).

82 questionnaire théosopihque élémentaire

Ce qu’il ennvieut d’ajouter, c’est que les phéuomèues, quels qu’ils soient, ne sont ((ue le très petit côté de la Théosophie, et que celle-ci, on l'a dit, ne préconise pas leur culture.

Les vrais titres de H. P. B. à l'admiration et à la reconnaissance des peuples sont uniquement les révélations grandioses que, sous l’inspiration de hauts Adeptes, elle a faites sur l'essence des choses, dans ses immortels ouvrages.

{>■?. II. — La tlonnée lliéosopliî<nie aoliicllc ii’est-elle pas un clégiiiseiueiil <lii llomldliisnie ?

R. — La Théosophie, dont la donnée actuelle n’est elle-même qu’un aperçu, est infiniment plus développée que le Bouddhisme et ne doit vraiment pas être confondue avec lui.

Le Bouddhisme, comme toutes les grandes religions établies, procède, en fait, de la Religion-Sagesse, mais elle n’en est qu’une faible partie. La Religion-Sagesse est la seule mère de la Théosophie.

Ce qui a pu donner lieu à une certaine confusion, c’est que les premiers travaux issus du mouvement théosophique actuel faisaient grand cas de la doctrine du Bouddhisme, parce que ce dernier, même dans son expression e.xotôrique, est celle des religions vécues dont les données sont le moins en désaccord avec celles delà Religion-Sagesse. C’est ce que fait ressortir le Catéchisme Bouddhiste (t),

(1) Nous en avons publié, en 1883, la Librairie des Sciences

QUESTIONNAIRE TllÉOSOPHlQUË ÉuÉMENTI'lUE H.)

par H. S. Olcott, précis le plus exact qui existe delà Religion eu question, puisqu’il est revêtu de rapprol)ation du Grand Prêtre de l’Eglise Bouddhiste du Sud. Quanta l’ouvrage intitulé Bouddhisme ésotérique^ par E. Sinnett, il a été dit, à l’épocfue, que le titre en était impropre, exclusivement choisi qu’il avait été par sou aideur. Ce livre n’est qu’une esquisse théosophique, — de grande valeur toutefois.

08. I>. — Quelles relations j a-t-il entre rilistoîre et le Karma ?

B. — L’histoire est ce que nous percevons du fonctionnement de Karma sur les divers éléments des races humaines.

Un peuple a toujours le sort (institutions, événements, etc.'), qu’il mérite, puisque c’est lui-même qui l'a généré. Il a aussi la possibilité de réagir, d’améliorer son avenir tout en supportant les conséquences de son passé.

Les troubles sociaux, les guerres, les convulsions diverses résultent du Karma collectif des peuples.

«)«). I). Peut-il y avoir de véritables propliélies aiitlienti<|iies ?

B.— Gomme le Karma de l'homme ou des peuples, engendré par eux, existe potentiellement, souvent longtemps avant d’être subi, il en résulte qu’il n’est pas impossible de le percevoir

psychologiques, une traduction Française qui doit être épuisée. Le Gatliéchisme a été reédité depuis, avec additions, chez Sau-

QCESTIONNAlHli T1IEÜSU1‘1IIgUE ELE.MENTAIHE

de le «pré-dire », par suite, sans que cela implique la fatalité aveugle du Destin.

Tel est le principe même de la réalité possible les prophéties et de l’astrologie.

Sans nous étendre longuement sur la quesion des voies et moyens, il suffit de dire, ici, pie le vrai prophète doit percevoir sur le Plan ' mental vrai, le cinquième de l'être, où sont les germes Karmiques non encore évolués. La perception sur le seul plan Astral ne jieut faire voir que les germes déjà évolués, sur le point d’éclore objectivement, c’est-à-dire des indications à courte échéance seulement, et non des prophéties lointaines.

Voici un exemple assez probant de prophétie réalisée à longue échéance.

Les Centuries du Docteur Nostradamus, écrites en 1555, à Salon, (Provence) ont la prétention de dérouler la suite à venir de l’histoire de France pendant une durée de trois ou quatre siècles. Ces Centuries ont été conservéeset plusieurs fois éditées jusqu’à nos jours. Si l’on se procure une édition datant des environs de 1840, par exemple, on pourra aisément admettre que les passages qui sembleront se rapporter expressément à des événements accomplis après la dite année n’ont pas été insérés dans le livre pour les besoins de la cause. Eh bien, si l’on cherche à se reconnaître dans l'enchevêtrement voulu des centuries et des quatrains, on arrive effectivement à discerner les principaux traits de la dite histoire. Mais il n'est pas besoin de

Q U KST l ü N X A l U l- TH KO S OIHIIQ U H

posséder la clef de rouvrage pour assigner au passage suivant rindication qu’il contient.

Par le décide de deux choses bastards,

Nepveu du sang occupera le règne.

Dedans Lecloyre seront les cou])sde dards,

XepATu |)ar peur pliera renseigne.

Vm.43.

« Xepveu » est ici mis pour le « Neveu cela se rapporte évidemment à Napoléon 111 dont l’avènement, en principe, tenait sa raison d'ètre de sa parenté avec son oncle Napoléon 1. Le quatrain ci-dessus spécifie,en quelques mots, le commencement et la fin du règne de Napoléon Ilt,car,Lectoyre n’est autre chose que fanagramme de Letorcy, et ce nom est celui de la porte de Sédan où, après la bataille, après « les coups de dards », l’empereur vaincu a fait hisser le pavillon parlementaire pour capituler, c’est-à-dire « plier,., l’enseigne » !...

Au point de vue occulte, les noms ont leur valeur représentée par la somme des nombres équivalents aux lettres qui les composent, ce qui rend les anagrammes égaux entr eux.

Dans le même ouvrage on trouve cet autre passage.

Du Rin et Mister qu’on dira sont Avenus,

Cris, pleurs...

La Cité grande les exilés tiendront Les citadins morts, meurtris et chassez ;

80 QUESTIONNAIRE TllÉOSOPlIIQUE ÉLÉMENTAIRE

eonlro los gens d'outre-Rhiu. l'aulvo conlre M. Thiers (HisterJ...

100. I>. — Assigner à. rexîstence hiinininc l’Evoliilioii <le IVinie poiii* luit suprême, HiKpiel tout doit être subordonné, ii'eslee pas dépréeier la Vie et tomber dans <^e «pi'oii a appelé, à tort peut-être, le pessimisme bouddbiste ?

ri. —Tout doit être effectivement siiliordouné à révolution de l’ème, mais non évité pour cela.

Les diflérentes phases de l’existence terrestre sont des échelons à gravir, mois ce ne sont pas tous ceux de l'Echelle. 11 conAient donc de franchir ces degrés sans s’attarder indéfiniment sur 1 un quelconque d'entre eu.x sous peine de ne pas atteindre le sommet, le but.

La douleur est assurément la grande éducatrice, ici-bas, mais ce n'est pas une raison pour la déifier et s'attacher à elle pour toujours. Quand une leçon est apprise, l’Ego passe à une autre. Lorsque la douleur terrestre sera devenue inutile, d’autres méthodes d'enseignement et d’évolution seront fournies par la Nature. Ce qu’il y a de certain, c’est que la félicité vraie, Ananda, n’est pas au milieu de l'échelle : elle ne se trouve qu’au terme de la route, au but. Et telle est la raison de l'insuccès de tous les systèmes qui ne tiennent pas compte de ce principe : le Bonheur absolu n'est'pas de ce monde...

Quant à ce qu’on a appelé le « pessimisme bouddhiste », c’est une méprise de la pensée

QUESTIONNAIRE TllÉOSOPIIlQUE ELEMENTAIRE 87

oooidentale analogue à celle qui a fait prendre Nirvana pour le néant.

Le grand initiateur Bouddha a pu dire qu’il fallait faire bon marché de la vie présente qui n’est qu’une phasede la vie intégrale, et que celui qui fixait son centre de conscience sur les choses de l’existence actuelle risquait do demeurer sur le plan inhérent, ce qui n’est certes pas à désirer puisque la voix même des peuples a dénommé la Terre « une vallée de larmes » !

L’Evangile chrétien ne parle-t-il pas de même : « Heureux ceux qui souffrent... »

La Théosophie ne fait qu’expliquer plus complètement ces vérités.

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