UN CONGRES DE I’ENSEIGNEMENT RELIGIEUX
Puisqu’il en est ainsi, pourquoi les prêtres-éducateurs de nos collèges ne tiendraient-ils pas un congrès de l’enseignement religieux? Les congrès sont partout à ordre du jour. La liste en est déjà longue. Il y en a eu d’indésirables, je crois; mais, sauf de rares exceptions, ils avaient tous leur raison d’être, et n’ont pas été un temps perdu. TI’enseignement religieux est le seul qui attende encore son congrès. Pourtant, abstraction faite des congrès eucharistiques, aucun ne peut lui contester un droit de priorité et de primauté.
Quelle somme de bien résulterait d’un pareil congrès, au cours duquel ces professeurs pourraient passer au crible les méthodes présentes, discuter à fond cette question vitale, vérifier si lon n’est pas en retard sur l’heure actuelle, échanger franchement et amicalement leurs vues !
Ce congrès, tenu sous la présidence honoraire du Saint-Esprit, bien entendu, aurait des résultats peut-être étonnants, et serait un nouveau titre à la reconnaissance que l'Eglise et la patrie doivent à ces prêtres-éducateurs. |
Ces prêtres pourraient peut-être se préoccuper en même temps de lPenseignement religieux universitaire, préparer un programme pratique et praticable, qu’ils soumettraient ensuite à qui de droit.
Loin d’être un intrus, ce haut enseignement religieux serait le couronnement naturel de celui en faveur duquel je plaide en ce moment. Il s'impose pour les raisons que je viens d’alléguer, et que, tout à l’heure, je spécifierai davantage.
Enseigner aux universitaires leurs futurs devoirs professionnels, en concordance avec les principes catholiques, un professeur chargé de cours ne peut se dérober à cette obligation personnelle, à moins d’incompétence.
Mais, à ces universitaires, il faut en outre une science religieuse qui protège leur foi contre les pontifes de la science maté-
rialiste, contre le culte des idoles et les sophismes qui cachent presque toujours une parcelle de vérité (5).
Donc, guerre à lignorance religieuse sur tous les terrains: à Pécole, au couvent, au collège et à Puniversité! Tel est le mot d'ordre qui doit circuler dans tous les milieux catholiques.