L'ENSEIGNEMENT RELIGIEUX DANS NOS COLLEGES
Sur le point énoncé par ce sous-titre, je serai bref, pour plusieurs raisons aisées à deviner. Pour en disserter pertinemment, il me faudrait naturellement être au fait de l’organisation actuelle de l’enseignement religieux dans les collèges. Or, je lignore totalement. Tout ce que je sais, c’est que le Séminaire de Québec, en 1864 ou 1865, réforma son mode d’enseignement. La nouvelle modalité fut-elle suffisamment discutée et mûrie? Je ne puis savoir ce qui est le secret des dieux; mais j’ai souvenance que l’un de mes anciens professeurs ne la complimentait guère. Cependant, elle était un premier pas vers un idéal qu’on n’a pas dû perdre de vue, dont on s’est de fait, notablement approché, et que lon souhaite de réaliser plus complètement encore en temps opportun.
Au reste, les principes que j’ai émis plus haut, à propos de Penseignement religieux, s'imposent dans nos collèges aussi bien que dans nos écoles et nos couvents. Nos collégiens, encore plus que les simples primaires, doivent grandir en science divine autant qu’en sciences profanes. Sinon, les conséquences d’une formation religieuse trop embryonnaire seront logiquement lamentables à tous les points de vue. Un simple coup d’oeil sur notre histoire contemporaine le démontre amplement. T’ignorance religieuse est la cause principale des faits auxquels je fais allusion.
D’ailleurs, je puis simplifier mon thème en rappelant le programme d’enseignement religieux vécu — depuis seize ans — au collège “Stanislas” de Paris.
Or, les collèges classiques se ressemblent tous plus ou moins, poursuivent le même objectif: former une élite non seulement
ms.
intellectuelle mais dont la mentalité soit catholique avant tout et par-dessus tout. Ce programme pourrait donc aisément — mutatis mutandis — être adopté par nos collèges.