L. III, art
est absolue. Le prince ne doit rendre compte à personne de ce qu'il ordonne1. — La seule défense des particuliers contre la puissance publique doit être leur innocence. — 11 faut obéir aux princes comme à la justice même. Ils sont des dieux, et participent en quelque façon à l'indépendance divine. — Le prince se peut redresser lui-même quand il connaît qu'il a mal fait, mais contre son autorité il ne peut y avoir de remède que dans son autorité. — Il n'y a que Dieu qui puisse juger des jugements et de la personne des princes. — Il n'y a point de force coactive contre le prince. — Il n'y a dans un État que le prince qui soit armé. — Le peuple doit craindre le prince, mais le prince ne doit craindre que de faire le mal. — La crainte de fâcher poussée trop avant dégénère en une faiblesse criminelle. — Le prince doit se faire craindre des grands et des petits. — L'autorité royale doit être invincible. — La fermeté est un caractère essentiel de la royauté f. — La majesté est l'image de la grandeur de Dieu dans le prince. (Suit un parallèle entre Dieu et le prince3.) — 11 faut ser-
1. Bossuet voit l'idéal de la royauté dans ce passage de l'Ecclésiaste : Omn«quod voluerit faciet: et sermo illius potestate plenus est, nec dicere ei quisquam potest: Quare ita facis? (Eccl., vin, 3, 4.)