Conc. Later. IV, can
2. Un pieux historien de l'Église ajoute à l'exposé de ces faits la réflexion suivante : « L'Église avait alors ces droits et cette autorité, puisqu'elle en usait souverainement, et elle les conserve toujours,
Les catholiques, quand on leur parle de ces persécutions, répondent que l'Église n'a jamais versé le sang, que les princes séculiers sont seuls responsables de telles rigueurs *. Que n'ajoute-t-on aussi que l'Église obligeait les princes à ces rigueurs sous les peines les plus terribles, qu'on les excommuniait, déposait, traitait comme hérétiques, s'ils n'obéissaient?
Nous craindrions d'accumuler des preuves superflues en citant un grand nombre de passages pour prouver aux orthodoxes que leurs pères dans la foi ont été de zélés inquisiteurs. Saint Augustin est un de ceux qu'on est le plus étonné de trouver au premier rang dans la liste. Après avoir d'abord été opposé à ces mesures de rigueur, il fut un des plus ardents* à les provoquer contre les donatistes *. « Eh quoi ! disait énergiquement Pétilien, • le service de Dieu exige peut-être que vous nous assassiniez de votre main! Vous vous trompez, méchants; Dieu n'a
quoiqu'elle ne juge pas devoir en user aujourd'hui comme autrefois. » « Devoir » en pareil cas signifie « pouvoir ». Hist. de l'ÉgL, par le baron Henrion, t. V, p. 263.
1. C'est la réponse de M. de Maistre dans sa Lettre à un gentil» homme russe sur V inquisition espagnole, et de M. Lacordaire, dans l'ouvrage précité. Les vrais orthodoxes, au contraire, reconnaissent franchement le pouvoir immédiat de l'Église.