XVIII PRÉFACE
Geox qui, n'étant pas engagés dans la politique active, ont le droit d'être impartiaux et indulgents; ceux qui, traitant Thumanité en malade, évitent de 96 montrer difficiles et savent pour un peu de bien oublier beaucoup de mal, purent éprouver quelque satisfaction de ces victoires remportées sur la routine. Des fautes , dont la principale est de n'avoir pas proclamé tout d'abord par des actes irrévocables qoe la France ne désire pas d'agrandissement territorial (un pays comme la France, loin de forcer les gens à s'unir à lui, devrait se faire prier pour admettre de nouveaux membres dans sa communauté), des &utes graves, dis-je, ont changé l'état des choses. L'empereur Napoléon III ayant eu pour maxime de xâafiser ses idées au moyen de personnes qui ne les partagent pas, et avec l'appui de la majorité conservatrice, laquelle y est hostile, on devait bien prévoir qu'un jour la majorité conservatrice et les membres du gouvernement dta l'empereur, appartenant presque tous au parti de 1849, se retrouveraient les maîtres. C'est ce parti qui a fait prononcer dans la question romaine le mot « lamais » ; c'est lui qui cherche à détruire le royaume d'Italie, et qui
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par ses provocations excite ce qu'il y a de dangereux dans le patriotisme allemand. On se trompe, si Ton croit que Ton fondera le gouvernement libéral en France par la présomption et l'ignorance, par l'aveuglement sénile et la folle négation des plus évidentes nécessités.
L'article sur le Libéralisme clérical parut le 15 mai 1848. Je n'avais' pas voulu jusqu'ici le reproduire, d'abord parce qu'il est écrit avec une verdeur qui ne m'est plus habituelle, et aussi parce que je craignais qu'on n'y vît un jugement malveillant sur le catholicisriie, auquel je dds tant de reconnaissance. Les catholiques, depuis quelques années, ont beaucoup parlé de libéralisme; je n'ai jamais cessé de penser qu'un catholique quelque peu conséquent ne peut être libéral ; mais il ne faut jamais reprocher à ses adversaires leurs inconséquences, quand c'est pour le bien qu'ils sont inconséquents. J'étais donc ravi de voir démenti mon article de 1848, lorsque le Syllabus m'a montré que cet article renfermait des vues assez justes, et que, du Aoins, je m'y étais montré bon théologien. Le Syllabus^ en effet, a été l'éclatante proclamation delà thèse que je soutenais.