PRÉFACE. XVII
avait des idées propres et des plans très-critiquables sans doute en plusiei^rs parties, mais fort différents de ceux des purs conservateurs. Après avoir servi d'abord la réaction, l'empereur Napoléon III obéit à ses instincts, lesquels n'étsdent pas toujours à l'unisson du vieil esprit français, dans ce qu'il a de borné et d'exclusif. Détruire l'opinion exagérée qu'on s'était faite de la puissance de l'empereur Nicolas; tendre la main à l'Italie renaissante; laisser se développer sans opposition et en un seAS favoriser le mouvement inévitable qui fonde sous le nom de Prusse une grande Allemagne savamment libérale, destinée à compter pour beaucoup dans la direction des choses humaines; préparer doucement la modification du pouvoir temporel des papes ; atténuer les funestes effets de la loi sur l'instruction publique imposée en 1850 par le parti clérical ; essayer, en fait de commerce et d'industrie, des systèmes qui renferment peut-être quelque chose de bon ; ouvrir la voie à ces associations ouvrières qui sont appelées à un grand avenir, ce sont là autant d'actes contraires à l'esprit des conservateurs français, et dont peu de gouvernements chez nous auraient voulu prendre la responsabilité.
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