PRÉFACE. XXV
et !a patrie; » lui prêcher le bonheur par la simplicité du cœur et la poésie du sentiment; persuader à l'homme du peuple que ce qui le rend intéressant, c'est d'être respectueux pour le^ grandes choses morales auxquelles il coopère sans pouvoir toujours les comprendre; à la femme que ce qui fait son charme, c'est d'être dévouée et de servir; mais se comporter en même temps de telle sorte que l'inférieur sente bien que celui qui commande remplit un devoir et est animé d'un haut sentiment philosophique; présenter comme des choses funestes Tacrimonie, l'envie, la défiance systématique, qui rendent tout gouvernement impossible; faire comprendre que Ton devient un aristocrate par le mépris de ce qui est bas et vil; décourager de toutes les manières' le mauvais goût public, ce fade genre d'esprit, cette basse littérature de turlupins qui est devenue à la mode> opposer une digue au charlatanisme qui nous envahit de toutes parts; respecter hautement le sentiment religieux, mais ne pas attacher la destinée morale de l'humanité à des formes confessionnelles qui peuvent périr, tandis que la foi vraie ne périra pas; par-dessus tout, respecter