LES ÉTUDES SAVANTES EN ALLEMAGNE
en même temps qu'elle communique largement avec le centre des idées françaises, puise directement encore aux mamelles genmaniques, dont elle n'est point détachée: c'est l'école de Strasbourg. Cette modeste et savante école, dont l'administration centrale a parfois trop peu respecté l'individualité, est parmi nous le seul reste des anciennes institutions provinciales, qui avaient de si bons effets pour la culture intellectuelle. Vous connaissez sans doute la Revue de Théologie de M. Colani, excellent écho de ce qu'il y a de meilleur dans l'exégèse allemande. Les travaux de M. Reuss, de M. Bergmann, honoreraient une université d'outre-Rhin; ils sont chez nous presque inconnus, et j'ignore si, en dehors de l'estime d'un petit nombre, ils ont jamais reçu le moindre encouragement de l'opinion.
Que votre Revue soit l'abrégé de ce vaste ensemble d'études. Dans ma pensée, elle doit représenter non-seulement l'Allemagne, mais tout ce donj l'Allemagne s'occupe, c'est-à-dire le monde entier. Croyez que son apparition ne sera saluée par personne avec plus de sympathie que par moi, et agréez, etc.